Invité hier de France 3 Bourgogne - Franche-Comté, le président de la commission d'enquête parlementaire sur la Corse, Raymond Forni (PS) a indiqué que "des révélations ont été faites devant la commission" au sujet d'un éventuel soutien apporté à l'assassin présumé du préfet Claude Erignac, Yvan Colonna, afin de faciliter sa fuite. Alors que le rapport d'enquête parlementaire doit être adopté demain par la commission et rendu public le 18 novembre, Raymond Forni se dit "persuadé que la fuite de Colonna n'a pas été facilitée par une administration ou un service de police mais cela nous a été affirmé. Ses propos sont d'une extrême gravité et c'est pour cela que nous avons saisi le parquet de Paris" va encore indiqué le député du Territoire de Belfort. Parmi les personnes entendues, figurent notamment l'ex-préfet de Corse Bernard Bonnet, son ancien directeur de cabinet Gérard Pardini ou encore Olivier Schrameck, directeur de cabinet du Premier ministre. C'est Roger Marion, directeur de la Division nationale antiterroriste (DNAT) qui - avant d'être nommé le mois dernier numéro deux de la police judiciaire par Jean-Pierre Chevènement - a affirmé devant les députés mais aussi les sénateurs, qu'Yvan Colonna aurait bien été aidé dans sa fuite. M. Marion aurait déclaré qu'un officier de police judiciaire a averti Colonna qu'il était sous surveillance et que "sa famille a été informée de l'imminence de son arrestation par les Renseignements généraux". Rappelant qu'il a publiquement contesté la promotion de Roger Marion en octobre, Raymond Forni a indiqué hier que le rapport d'enquête parlementaire "permettra de ne plus montrer du doigt la Corse car il met le doigt sur ce qui ne va pas en Corse".











