Dimanche 24 octobre 1999

barre de navigation


Développements


Spécial copinage

Voilà, maintenant s'achève ma première expérience en Amérique du Sud. Mon premier documentaire, l'eau était un médium parfait, car "l'eau, c'est la vie".
De voyager "au fil de l'eau" m'a permis de voir d'autres choses, de
comprendre certains liens, surtout au Chili. Et puis je suis définitivement
tombée amoureuse de ce continent, le Sud comme le Nord.
Je suis prête a
retrouver l'ancien. Pour faire une pause avant de repartir...
J'aimerais remercier le Journal L'Alsace pour son soutien et pour m'avoir permis de faire partager mes aventures

(NDLR: la rédaction Multimédia retourne avec plaisir cette gentillesse à celle qui restera, à jamais, le premier cyber-reporter du journal L'Alsace)
, ainsi que Défi Jeune et le
laboratoire Top Color pour leur soutien financier.
Merci également a tous ceux qui m'ont soutenus, à Claude, Marine et "Viens-Tu?" bien sûr, et à Mikel pour son amour.

 


Le bout de la route

Aujourd'hui tout un goût "d'au revoir", une odeur de "dernier". Ça fait bizarre, mais mine de rien, c'est assez excitant
de se dire que dans quelques heures je prendrai un express dans un café PMU!

bogota.JPG (35572 octets)
A Bogota, des stands au moment de la fête de la Vierge (Photo L.S.)

C’est mon dernier papier d'Amérique du Sud. Je suis à Quito. Dernier jour sur le Nouveau Continent. Demain je vais prendre l'avion qui me ramènera en France. C’est le moment de faire le point sur mes dernières impressions...

QUELLE BOLIVIE?

Ce pays est placée sous le signe de ma conversion en lutteuse professionnelle: en Bolivie, il faut se battre pour tout : pour avoir une réponse, pour accepter calmement qu'elle soit fausse (ah, cette fierté qui empêche les hommes de dire qu'ils ne savent pas!), pour prendre une photo, pour dire sévèrement au petit garçon dont la traînée de morve blanche contraste sur sa joue noire de cirage, que non, je ne lui donnerai pas d'argent, ni de bonbon. "Pourquoi dois-je te donner de l'argent? Parce que je suis pauvre et que toi, tu es riche."
Évidemment, si l'on part sur cette base, les relations sont faussées.
Après avoir passé un certain temps en Bolivie (deux mois), je m’interroge.

TOUT, SANS EFFORT


Pays le plus pauvre d'Amérique du sud, les Boliviens ont vu débarquer soudainement, et en quantité, des touristes. Ces gens qu'ils supposent avoir le mode de vie des héros de séries TV intitulées "Riches et célèbres" et autres "Gloire de l'amour".
Des touristes qui n'ont pas besoin de brancher des fils électriques sur
leur douche pour avoir de l'eau chaude, et qui peuvent s'offrir huit mois
sans travailler à voyager en Amérique du Sud...
Qu'ils envient ce mode de vie n'est pas étonnant. Mais de là à vouloir
y arriver directement, sans effort (voir le récit sur les Chipayas), en
utilisant le touriste, devient un peu fatiguant. Surtout pour le touriste.
Remarquez, j'ai vu des gens me raconter des histoires dignes des scénaristes hollywoodiens! Une fois le truc compris, c'est même assez drôle... si cela ne me transformait pas en touriste exigeante et égoïste... Enfin, au moins, j'aurais adopté le comportement local.

Textes Laetitia Saarbach


Les cartes de Laetitia


Sur le web

barre de navigation