

Revenir au Pérou
Avant de rentrer, j'ai emprunter "la route la
plus dangereuse du monde" pour
retourner dans l'Altiplano, et passer par le Lac Titicaca qui ne dément pas sa
réputation... Selon la légende, il est à l'origine de la civilisation, mais représente
aussi la
fin de mon voyage. Fatiguée par la Bolivie et par ces huit mois de
" baroude ", j'ai simplement admiré le lac, l'Ile du Soleil...
prémisse d'un futur voyage. D'autant plus que les deux semaines au Pérou m'ont
enthousiasmées. Ce pays a cette beauté et cette énergie
qui appelle le retour.
- Textes et photos Laetitia Saarbach
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Les
Amazonies

En Bolivie, il y a aussi des gens tout a fait aimables et intéressants (qui me
paraissaient bien souvent des extra-terrestres), de grosses femmes qui me demandaient de
leur parler de la
France, des hommes qui rigolaient quand je leur parlais de la foire dans les rues de Paris
lors de la finale du Mondial... Et puis cette Nature.
Après l'expérience décevante de Chipaya, je suis partie en direction des Amazonies
(j'insiste sur le pluriel). Premier contact avec mon rêve d'enfance : Villa Tunari, près
de Cochabamba, pour y travailler avec Nena dans sa réserve d'animaux (Inti Wara Jassi)...
Avez-vous déjà nourri des bébés aigle, ou nettoyé une cage de perroquets avec un
singe accroché à votre cou et un autre à votre jambe? Ce nest pas très facile!
Nena récupère les singes, perroquets et autres chats sauvages, animaux
"domestiques" pour un temps, mais qui deviennent bien encombrants quand
ils commencent à mordre les enfants et à déprimer dans leurs cages.
Ma préférée était Sama, un Jaguar de 8 mois, qui même de la taille de 15 chats n'était
encore qu'un bébé nécessitant des câlins, tétant ma chemise et s'accrochant à ma
jambe si je faisais mine de partir (restons calme, c'est un bébé, mais sa patte est plus
grosse que mon bras...). Passant beaucoup de temps avec Sama, je devenais du coup très
utile pour faire monter Gato, le Puma, jusqu'à sa cage le soir, où seule l'odeur de Sama
(femelle) pouvait l'attirer.
Villa Tunari est une partie montagneuse de l'Amazonie. Pas encore la forêt d'Indiana
Jones, des montagnes "couvertes de brocolis", pas de risque de paludisme, mais
ces espèces de cauchemars de moucherons jaunes qui laissent des piqûres décorées d'un
bulle de sang, et qui gratte comme cela ne devrait pas être permis.
AMAZONIE PLATE
Puis direction, Trinidad, l'Amazonie plate, où il n'y a pas un seul
caillou, et où la
pluie transforme les routes de terre orange en toboggans pour bus (Les manèges de la
Foire de Mulhouse à coté, c'est de la gnognotte!).
Je suis passée aussi à Rurrenebaque, grand classique des tours organisés dans la jungle
(maintenant je connais toutes les plantes médicinales et suis sensée pouvoir survivre
dans la jungle... normalement). On peut aussi faire un tour dans la Pampa et pêcher de
piranhas. Des rumeurs courraient sur le fait que l'on pouvait aussi pêcher et manger du
crocodile. J'aurais bien fait le tour pour en manger. Belle vengeance contre cet animal
qui me terrifie depuis que je suis petite (on a pas idée de faire peur comme cela à des
enfants!). Mais il parait qu'on ne peut pas les manger. Je suis alors descendue a Coroico,
un sorte de Paradis (fin des Andes, début de l'Amazonie), lieu idéal pour des
retrouvailles amoureuses (8 mois, c'est long
), où il n'y a pas grand chose d'autre
à faire que de cueillir des clémentines et aller les manger dans un hamac en attendant
sa séance de Shiatsu. Après les pires voyages en bus de
toute ma vie, je pouvais bien offrir cela à mon dos. |