Dimanche 3 octobre 1999

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(Photo D. Gutekunst)

Voici la seizième carte postale de Londres envoyée par Valérie Herczeg. Cette française de Londres a commencé dans le métier de journaliste comme correspondante pour Benfeld avant d'entreprendre (et de réussir) des études journalistiques dans la ville de la reine Elizabeth

...ICI LONDRES....

Transports étranges

Nos amis britanniques sont flegmatiques, excentriques et parfois distraits comme en témoignent ces chroniques des transports londoniens.

La carte du métro de Londres. Où les sujets de sa Gracieuse Majesté transportent parfois de drôles de colis...

Cette fois, la coupe est pleine. Traverser Londres d'est en ouest tous les matins pour refaire le trajet le soir en sens inverse, ça n'use déjà pas que les souliers. Mais braver de surcroît les aléas des transports britanniques, là, ça relève de l'exploit.

Privatisation ou pas, les chemins de fer ressemblent de plus en plus à des chemins de croix: retards perpétuels, pannes à répétition, excuses à peu de frais, sans compter les sempiternels "Tickets, please!" de contrôleurs trop zélés. Pour les remboursements en revanche, on peut toujours se fouiller. Le pire, c'est la résignation des usagers que rien ne révolte, pas même les regards réprobateurs de leur chef de service toujours à l'heure (il vient à vélo), l'angoisse de ceux qui les attendent pour dîner, les correspondances ratées et rendez-vous manqués.
Le flegme légendaire dont nos voisins ne se départissent jamais (on reconnaît les Français à leurs mimiques impatientes et soupirs exaspérés) commence toutefois à se lézarder. Témoins les objets, recensés par le très sérieux Financial Times, oubliés par des voyageurs déboussolés. Si le portable a détrôné le parapluie au rayon des objets trouvés, les trains recèlent des trouvailles de plus en plus surprenantes. Parmi les plus récentes: un cheval (!), quatre serpents et... un squelette, celui d'un voyageur mort d'ennui, peut-être. C'est Agatha Christie qui se ferait un plaisir de nous expliquer tout ça...

LES CENDRES DE L'ONCLE ALFRED

Photo AFPCar dans le genre macabre, il y a pire: deux urnes funéraires attendent toujours d'être réclamées. Avant de taxer les Anglais d'insensibilité, songez au calvaire d'un retour en train après une éprouvante journée, le tout pour réaliser qu'on a oublié les cendres de l'oncle Alfred quelque part entre Clapham et Twickenham. Damned! Pour se balader avec ce genre d'attirail, avouez tout de même que les Anglais sont de drôles de zèbres. Mais ça, on le savait déjà.

Valérie Herczeg


Sur le Web


(Photo AFP)

  • Un site en français pour se repérer dans le métro.
  • Elisabeth II est sur le web: voici un site très documenté sur la famille royale.

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