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(Photo D. Gutekunst)
Voici la seizième carte postale de Londres envoyée par Valérie
Herczeg. Cette française de Londres a commencé dans le métier de journaliste comme
correspondante pour Benfeld avant d'entreprendre (et de réussir) des études
journalistiques dans la ville de la reine Elizabeth |
...ICI LONDRES.... Transports étranges
Nos amis britanniques sont flegmatiques, excentriques et
parfois distraits comme en témoignent ces chroniques des transports londoniens.

La carte du métro de Londres. Où les sujets de sa
Gracieuse Majesté transportent parfois de drôles de colis...
Cette fois, la coupe est pleine. Traverser Londres d'est en ouest tous les matins pour
refaire le trajet le soir en sens inverse, ça n'use déjà pas que les souliers. Mais
braver de surcroît les aléas des transports britanniques, là, ça relève de l'exploit.
Privatisation ou pas, les chemins de
fer ressemblent de plus en plus à des chemins de croix: retards perpétuels, pannes à
répétition, excuses à peu de frais, sans compter les sempiternels "Tickets,
please!" de contrôleurs trop zélés. Pour les remboursements en revanche, on peut
toujours se fouiller. Le pire, c'est la résignation des usagers que rien ne révolte, pas
même les regards réprobateurs de leur chef de service toujours à l'heure (il vient à
vélo), l'angoisse de ceux qui les attendent pour dîner, les correspondances ratées et
rendez-vous manqués.
Le flegme légendaire dont nos voisins ne se départissent jamais (on reconnaît les
Français à leurs mimiques impatientes et soupirs exaspérés) commence toutefois à se
lézarder. Témoins les objets, recensés par le très sérieux Financial Times, oubliés
par des voyageurs déboussolés. Si le
portable a détrôné le parapluie au rayon des objets trouvés, les trains recèlent des
trouvailles de plus en plus surprenantes. Parmi les plus récentes: un cheval (!), quatre
serpents et... un squelette, celui d'un voyageur mort d'ennui, peut-être. C'est Agatha
Christie qui se ferait un plaisir de nous expliquer tout ça...
LES CENDRES DE L'ONCLE ALFRED
Car dans le genre
macabre, il y a pire: deux urnes funéraires attendent toujours d'être réclamées. Avant
de taxer les Anglais d'insensibilité, songez au calvaire d'un retour en train après une
éprouvante journée, le tout pour réaliser qu'on a oublié les cendres de l'oncle Alfred
quelque part entre Clapham et Twickenham. Damned! Pour se balader avec ce genre
d'attirail, avouez tout de même que les Anglais sont de drôles de zèbres. Mais ça, on
le savait déjà.
Valérie Herczeg |

Sur le Web

(Photo AFP)
- Un site en français pour se repérer dans le métro.
- Elisabeth II est
sur le web: voici un site très documenté sur la famille royale.
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