L'avenir de la société de l'information dépend des modes de transmission, en plein bouleversement. Christian Pierret a demandé une étude sur ces réseaux.
UNE mission sur « le développement des réseaux à haut débit et leurs usages » vient d'être confiée à Jean-Charles Bourdier, directeur du développement et des projets du Républicain Lorrain (Metz). C'est le Vosgien Christian Pierret, secrétaire d'Etat à l'Industrie, qui lui a demandé cette étude dont l'intitulé un peu hermétique ne doit masquer l'important enjeu. Il porte sur le développement, en France, de la société de l'information. Actuellement, la transmission des données repose essentiellement sur des supports classiques : téléphone, câble, satellite... Mais ces réseaux sont en train d'être dotés de turbos très puissants. La technologie DSL permet, par exemple, au fil téléphonique de transporter des images de très haute qualité. Même évolution pour le câble - dont l'Est de la France est particulièrement bien pourvu - pour le réseau hertzien (qui grâce au numérique va permettre une multiplication des chaînes) et pour la propagation par les ondes radio. « Le son, l'image et le texte, résume Jean-Charles Bourdier, seront transmis simultanément et avec une excellent qualité, via ce que l'on nomme précisément les "réseaux à haut débit". Ils permettront, en particulier, des connexions cent à mille fois plus rapides, sur Inrernet, que les connexions classiques ». L'ensemble de nos outils de communication va ainsi subir une profonde métamorphose. Illustration : le téléphone portable pourra nous transmettre des informations à la carte que nous pourrons consulter comme sur un écran d'ordinateur. Ces réseaux à haut débit sont en pleine explosion et leur croissance annuelle est de l'ordre... de 400%. Il faut donc rapidement faire le point sur les réalisations et les applications existantes, tenter d'imaginer les besoins futurs et identifier les obstacles qui freinent, dans l'Hexagone, le développement de ces technologies. Tels sont donc les trois objectifs assignés par Christian Pierret dans sa lettre de mission. Jean-Charles Bourdier devrait rendre ses conclusions d'ici mars 2000. L'Hexagone, selon le ministère, comptera plus de 8 millions d'utilisateurs d'ici à la fin de l'année, mais nous demeurons en retard par rapport à d'autres pays, les Etats-Unis notamment. Il s'agit donc de combler ce handicap ou d'éviter, du moins, qu'il ne se creuse.











