Avec près de 60 000 membres, la Fédération alsacienne des sociétés d'histoire est la plus importante de France. A l'aube de l'an 2000, se pose le problème de la relève.
« Dans les années qui viennent, notre mouvement va connaître un problème de génération ». Jean-Marie Holderbach, vice-président de la fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, qui tenait son 15e congrès hier à Rosheim, ne cache pas une certaine inquiétude quant à l'avenir. En effet, les « anciens » vont partir, qui ont connu l'alternance des périodes allemandes et françaises en Alsace. « A travers ce vécu et grâce à une tradition orale familiale qui n'existe pratiquement plus de nos jours, poursuit l'historien, ils ont une vision alsacienne de l'histoire qui risque de faire défaut aux jeunes générations ». Les moyens de permettre cette transmission du flambeau ont été discutés hier, mais les solutions ne sont pas simples à trouver. Pourtant, la Fédération des historiens d'Alsace se porte plutôt bien. 94 sociétés d'histoire et près de 60 000 membres cotisants y sont regroupés, ce qui montre l'intérêt que manifestent les Alsaciens pour leur histoire.« Le mouvement a sans doute la plus forte densité de France sinon d'Europe, remarque Jean-Marie Holderbach, et ces dernières années, on peut y observer une certaine effervescence haut-rhinoise, avec des sociétés plus nombreuses quoique plus petites que celles du Bas-Rhin ».











