
Photos... de Perpignan, prise par Darek Szuster à l'occasion de "Visa pour
l'image"
Est-ce ainsi que les hommes vivent? Le poème, chanté, dit, clamé, n'a pas
fini de coller à la peau de l'humanité, déchirée, meurtrie, en proie aux épurations
ethniques, aux guerres et aux horreurs qui jalonnent ce siècle de sang et de larmes.
Le 11e festival Visa pour l'image qui se tient à Perpignan est l'un des lieux où
l'on dresse le mieux le bilan des crimes contre l'humanité.
Les photographes de l'Agence France Presse «couvrent» la planète au jour le
jour. Ils ont saisi, du Kosovo au Mozambique, de la Somalie à l'Ethiopie ces instants de
douleurs, d'hébétude.
Ces photos dérangent? Tant mieux! Mais il existe aussi des pays où l'on ne peut
plus photographier. C'est le cas de l'Afghanistan. En France, demain peut-être, nous ne
pourrons plus témoigner, pour des raisons aussi spéculatives que politiquement correct.
Un photographe qui ne photographie plus, c'est la liberté qu'on aveugle.