Dimanche 04 juillet 1999

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Plusieurs incendies


Une des sculptures de la chapelle de Kinga

En s’enfonçant toujours plus profondément dans la mine on découvre la chambre dite " la Brûlée ", qui tient son nom de l’incendie qui, en 1740 ,dévora ses renforts en bois. L’histoire de la mine eut en effet à connaître plusieurs incendies, dont le plus grand, en 1644, dura plusieurs mois et coûta la vie à de nombreux hommes et chevaux. Ce grand danger provient du méthane qui, mélangé avec l’air, constitue une substance fort explosive. C’est ainsi qu’afin de prévenir de grandes explosions inattendues, les  " brûleurs du gaz " devaient le brûler souvent et systématiquement, ce qui n’était pas sans danger…

Chapelle classée
à l'UNESCO

Dans la chapelle, une Sainte messe solennelle y est célébrée trois fois par an : le 24/07 (la fête de la princesse Kinga), le 04/12 et le 24/12 ; la chapelle de Kinga accueille également des cérémonies nuptiales et son acoustique exceptionnelle se prête à divers concerts. Située à 101 m de profondeur, la plus grande chapelle du monde - elle peut contenir 500 personnes - est inscrite par l’UNESCO sur la liste du patrimoine mondial de la culture et de la nature depuis1978.

Pratique

Pour se rendre à Wieliczka, il faut d'abord rejoindre Cracovie en Pologne puis prendre la direction du Sud. La mine se trouve à 30 kilomètres, et il faut compter une bonne demi-journée pour faire une visite complète. Cette mine est un musée, mais elle a la particularité d'être toujours en exploitation.



Sur le Web

 

Nos précédents dossiers

Au royaume salé de Kinga

Près de Cracovie, en Pologne, la mine de sel de Wieliczka et sa chapelle exceptionnelle invitent les visiteurs à découvrir le travail des mineurs
mais aussi leur talent de sculpteur exercé sur le sel.
Mais cet endroit magique est aussi peuplé de légendes.

La porte s’ouvre …378 marches et 64 mètres plus bas, un couloir mène vers la première des vingt chambres à traverser, au cours des 2h30 de visite. Cette excavation du XVII ème siècle est dédiée à Nicolas Copernic, l’un des plus éminents touristes ayant visité la mine de Wieliczka. En son honneur fut érigée une magnifique statue de sel de 4,5 mètres de haut de celui qui "arrêta le soleil et fit tourner la Terre". La présence d’un treuil rappelle que des chevaux travaillaient également dans la mine. Progressant dans des couloirs de sel, à peine soutenus par quelques poutres de bois ( très bien conservées par le sel ) quand l’épaisseur de sel gemme n’est pas suffisante, voici la Chapelle Saint-Antoine, datant du XVII ème siècle, creusée pour l’usage quotidien des mineurs. La première messe sainte y fut célébrée en 1698, sous l’œil attentif des statues de sel de Saint-Antoine et de la Madonne qui lui tend l’enfant Jésus.
Dans le couloir, l’air frais d’aération lèche le sel et procure une agréable sensation de bord de mer… Les propriétés curatives de l’air sont telles, qu’un sanatorium a été ouvert en 1964 à 211 mètres de profondeur, afin de traiter l’asthme.

SOURIEZ, CA PORTE BONHEUR...

Les parois environnantes sont entièrement recouvertes de sel, ce que tout un chacun peut aisément vérifier en posant un doigt sur le mur, ce qui ne manque pas d’amuser les enfants… Après la traversée de quelques chambres, dont celle du roi Casimir le Grand, un nain de sel au sourire cordial accueille les visiteurs. Souriez-lui, ça porte bonheur ! Quant à vous Mesdemoiselles, si vous cherchez un bon mari, murmurez-lui à l’oreille l’élu de vos rêves et embrassez sa barbe… A présent, soyez assurées vous le rencontrerez bientôt ! Plus loin ce sont bien huit gnomes de sel que vous apercevez ! Ils défendent le trésor de sel contre les eaux d’infiltration, préviennent les mineurs des dangers et, bien sûr, protègent leur princesse Bieliczka (la Dame blanche)…


Les sculptures sont entièrement en sel, et étaient réalisées par des mineurs formés
dans les écoles d'art.

Sur un large balcon, une vue magnifique et inattendue s’offre aux visiteurs: au pied d’un large escalier s’étend la somptueuse chapelle de "Kinga la bienheureuse". D’après la légende, au XIIIème siècle, la princesse Kinga, fille du roi de Hongrie Bela IV(de la dynastie des Arpades) et de Marie, fille de l’empereur byzantin, épousa Boleslas le Pudique, prince des provinces de Cracovie et de Sandomierz. S’apprêtant à partir pour la Pologne, Kinga désirait - outre la dot pour le prince - emmener un cadeau de noces afin de plaire à ses nouveaux sujets. Ayant appris que le sel leur faisait cruellement défaut, elle obtint de son père un puits de sel dans la région de Maramures en guise de dot. Poussée par d’étranges pulsions, elle s’y rendit personnellement et fit tomber sa bague de fiançailles dans le puits. Quelque temps après, alors que son cortège approchait de Cracovie, elle fut de nouveau saisie d’un étrange pressentiment et fit creuser sur place un profond trou. C’est ainsi que fut découverte une énorme motte de sel, au cœur de laquelle scintillait la merveilleuse bague de la princesse… Cette découverte se révélait chaque jour plus fructueuse pour les habitants du bord de la Vistule, qui en profitent aujourd’hui encore.

TOUT EST SEL

La féerie de cette légende résume l’atmosphère de ce vaste temple souterrain. Tout ici est en sel: le pavé, le plafond, les parois, les trois autels, mais aussi la chaire pour les sermons et les deux chapelles latérales. Cinq grands lustres, tous ornés de cristaux de sel scintillant tels du cristal, dispersent les ténèbres. Afin d’obtenir cette salle de 54 m de long pour 17 de large, d’une hauteur de 12 m, il fallut extraire 22 000 tonnes de sel (entre1862 et 1880). Les sculptures, œuvres de deux frères mineurs-sculpteurs, les Markowski, débutèrent en 1895. A la mort de Josef en 1920, son frère Thomas décida de couvrir les parois du Temple de scènes du Nouveau Testament, telles le roi Hérode ou le massacre des Saints Innocents. Les cinq autres bas-reliefs furent exécutés par le mineur sculpteur Antoni Wyrodek. La statue sculptée au sein du maître-autel représente non pas une Madonne, mais la princesse Kinga.
Après un concert donné par un orchestre en tenue traditionnelle de mineurs, la dernière partie de la visite se déroule à la profondeur de 135 mètres. En dessous restent six étages, distants l’un de l’autre d’environ 30 mètres. Quelques chambres plus loin, voici le musée minier et ses quatorze salles qui dépeignent avec de multiples détails la vie quotidienne des mineurs à travers les siècles. Ainsi s’achève cette impressionnante et féerique visite dans les entrailles de Wieliczka, au royaume souterrain des sept nains et de leur Dame Blanche.

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