Avec plus de 300 courses à son actif, Michel Schmitt, originaire de Soultzmatt, se dope à la compétition. Le pilote sera dimanche sur la ligne de départ de Sewen.
LE SOULTZMATTOIS M ichel Schmitt a attrapé, dès son plus jeune âge, l'incurable virus de la compétition automobile. Une passion qui, à l'âge de 44 ans, n'est toujours pas assouvie. Contrôlé positif à la vitesse et à l'attrait de la mécanique, Michel ne donnera pour rien au monde son volant, dimanche, lors de la course de côte de Sewen organisée en partenariat avec « L'ALSACE».
LE PLAISIR EN POLE POSITION
Depuis 1976, année de la première inscription officielle au rallye de la Plaine (Vosges), le moteur de Michel reste le même : la passion : « J'ai débuté la compétition à l'âge de 22 ans. Je venais de terminer mon brevet de compagnon de mécanicien diéséliste. J'ai tout d'abord acheté une R5 Alpine que j'ai gardée sept ans. Puis je suis passé à une Opel Kadett GTE à propulsion. Une voiture entièrement équipée que j'avais payée 7000 F. » Secrétaire de l'Écurie Sympa d'Issenheim depuis 1991et sociétaire de l'association sportive automobile Plaine de L'Ill, Michel avec, en guise d'assistance technique, une bonne bande de copain, a sillonné les quatre coins de la France à la conquête de courses de côte. Jusqu'au jour où : « J'étais au volant de l'Opel lors d'une course à Bertraménil. En pleine accélération j'atteignais les 160 km/h. Subitement, à cause d'un phénomène d'aquaplaning, j'ai sauté la glissière de sécurité sans la toucher. J'ai fait sept tonneaux vers l'avant. Heureusement, j'ai eu le réflexe de tirer le coupe circuit pour éviter que le véhicule prenne feu. Il a fallu 110 m de câble pour ressortirla voiture!» L'épouse de Michel, Marie-Madelaine, présente sur le parcours avec ses quatre garçons, n'effacera jamais ce pénible souvenir de sa mémoire : « J'ai cru qu'il était mort!»
L'ESPRIT DE FAMILLE
Malgré les remontrances de son épouse, Michel faisait l'acquisition en 1989 d'une Dauphine Silhouette : « J'ai acheté la caisse de la Dauphine en Normandie. Tous les soirs, aprèsle travail, et tous les week-ends étaient consacrés à la restauration de ma voiture. Le moteur, la boîte de vitesse, l'habitacle, j'ai tout fait moi-même ! Marie-Madelaine a même poncé la caisse!» Cette bombe de plus de 170 CV a valu à Michel de nombreuses distinctions : 5e de classe en 1600 cm3 à la course de côte du Mont d'Or (Auvergne), 2e à Lebetain (Territoire de Belfort) et 2e à Sewen en 1996. Mais, les courses de côtes nécessitant un budget toujours plus élevé (780 F l'inscription pour une compétition à raison de dix programmées dans la saison), Michel décidait de tout stopper en 1998 : « Avec le coût des pneus, de l'essence, de l'engagement plus les déplacements, ce sport devenait trop cher. J'ai donc décidé de tout arrêter ! Mes fils m'ont fait changer d'avis. Et, grâce à leur soutien moral et financier, j'ai pu reprendre le volant ! » Ce plaisir du pilotage s'exprimera sur les chapeaux de roue, ce week-end.
Passionné des courses de côte, Michel Schmitt a consacré une année à la préparation de sa Dauphine Silhouette modèle 1093, fabriquée en 1962 et ayant plus de 170 CV sous le capot.
(Photo « L'ALSACE » - A.T)











