Une quarantaine de photographies du maître français de l'image en couleur sont exposées en avant-première de la Semaine de la photo.
En avant-première, mais non en marge de la 12e Semaine photo de Riedisheim, qui débutera le samedi 13 mars, le Cité Hof de Riedisheim accueille un florilège de photographies de John Batho, « le coloriste français » selon Georges Faivre, co-président avec Jean-Claude Luque de l'association « Semaine photo de Riedisheim». Tel un impressionniste, Batho fixe sur la pellicule des moments instantanés où les couleurs sont omniprésentes. Des sujets dénichés dans la vie de tous les jours, mais aussi des compositions. Ces instants et les couleurs qui les baignent sont les signes marquants de ses oeuvres. « La présence physique de la couleur, la joie qu'elle me procure, est au centre de mes préoccupations », confie John Batho. Né en 1939 en Normandie, il commence à faire des photos en 1961. Au fil de ses recherches approfondies sur la technique de l'image, il acquiert une vision personnelle de la couleur en photographie. « Les oeuvres pour lesquelles j'ai le plus d'attachement sont celles des novateurs, ceux qui ont su rompre avec l'image convenue.» Rien d'étonnant donc que Batho choisisse ses maîtres à penser parmi les surréalistes et les formalistes des années 20 et 30.
VOLONTÉ DE NOVATION
En 1977, année de sa première exposition dans une galerie parisienne, il obtient le prix Kodak de la critique photographique. Depuis, il expose plusieurs fois par an. Ses photos d'art ont été accrochées à New-York, Londres, Venise, Fribourg, Nuremberg, Cologne, Washington, New-Orleans, Bruxelles, Buenos-Aires, Amsterdam, Florence, ainsi que dans les principales villes de France. De 1983 à 1990, John Batho s'est vu confier un cours à l'Université de Paris VII. Depuis 1992, il est professeur des écoles nationales d'art et enseigne à l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Dijon. Tout en enseignant, il continue à chercher des voies qui l'empêchent de se répéter, « ce qui n'est pas facile car si le public reconnaît naturellement le sujet photographié, il ne considère pas l'auteur ». Pour John Batho, « la répétition est contraire à la volonté de novation, au besoin de changer de sujet».
L'univers polychrome de John Batho, représenté par une quarantaine de clichés, peut être découvert jusqu'au 21 mars au Cité Hof, 6, rue du Mal Foch à Riedisheim. L'exposition est ouverte aujourd'hui samedi 6 mars de 14 h à 18 h et demain dimanche 8 mars de 10 h à 18 h. Elle restera fermée en semaine. A signaler également une conférence donnée par John Batho au centre culturel samedi 13 mars à 20 h 30. Renseignements au 03.89.54.05.99 et 03.89.66.59.66.
John Batho, dont les oeuvres sont à découvrir ce week-end et jusqu'au 21 mars.











