barre de navigation

 

 

Voici la seconde carte postale de Londres envoyée par Valérie Herczeg. Cette française de Londres commença dans le métier de journaliste comme correspondante à... Benfeld, avant d'entreprendre (et de réussir) des études journalistiques dans la ville de la reine Elizabeth, des bus rouges, du pudding et des Clash.

Spartiate dans l'âme

L'Anglais aime son inconfort. Chez lui les fenêtres ne s'ouvrent pas: elles coulissent de haut en bas. Il faut courber l'échine pour mettre le nez dehors, non sans s'être assuré que le panneau ne va pas retomber, histoire de ne pas se faire guillotiner - un comble! Je passe sur les chauffages impossibles à régler, les fenêtres sans rideaux et autres joyeusetés. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? La vérité c'est que l'Anglais se complaît dans l'adversité. Ce stoïcisme le place aux antipodes du français qui lui, adore râler... Comment ça vous aviez remarqué? Je ne voudrais surtout pas jouer les rabat-joie - seulement vous éviter quelques déconvenues. Toujours partants? a vos risques et périls. Je vous aurai prévenus.

...ICI LONDRES....

Toujours partants?

L'Angleterre a la cote. Je sais. Big Ben, Harrods, les taxis noirs ça fait rêver. Avant de traverser le Channel tête baissée, sachez que la vie de l'autre côté n'est pas aussi confortable qu'il y paraît. Quelques tuyaux peuvent vous éviter de tomber de haut... surtout si votre visite commence par les incontournables bus rouges qui font, je vous l'accorde, le charme de la capitale britannique. Grinçants, bringuebalants, ces traquenards ambulants n'ont pas leur pareil pour vous mettre le dos en compote et les nerfs en pelote. Gare aux inconscients qui se risquent à l'étage. C'est vrai que d'en haut la vue est imprenable. Encore faut-il y arriver. L'ascension est périlleuse, je ne vous parle pas de la descente - je l'ai faite en vol plané. Quant aux bus "à l'impériale" du centre-ville, si prisés des touristes, l'escalier donne directement sur la chaussée: un faux pas et c'est la mort assurée. N'allons pas pour autant prêter des intentions machiavéliques à nos amis Anglais.

"Putois de l'Europe"
S'il n'y avait que ça. L'inconfort court les foyers - et les Bed and Breakfast, si vous avez la chance d'en trouver. Vous souhaitez vous laver? L'eau chaude est un luxe: toilette ou vaisselle, il faut choisir. Le mélangeur ne court pas les salles de bains, et, si les cruches ornent les rebords de baignoire, ce n'est pas par hasard. Je vous conseille quand même d'y tremper un doigt circonspect pour tester la température avant de vous rincer. La pomme de douche, quand il y en a une, s'agrémente parfois d'un boîtier: bleu-froid, rouge-chaud, il suffit de tourner le bouton. Ca sert à augmenter la pression... Sûr que ça l'augmente, pour peu qu'on se retrouve à grelotter sous un filet d'eau glacée. Quand on pense qu'un quotidien national vient de consacrer un dossier... à l'hygiène des Français qualifiés, je cite, de "putois de l'Europe"! On croit rêver.

Valérie HERCZEG

valerie.jpg (4728 octets)

Ces quelques liens vous permettront de préparer un voyage à Londres. Sinon écrivez directement à Valérie: elle se fera un plaisir de vous répondre.


Londres sur le Web

 

 

barre de navigation