L'opération a fait quelques mécontents pour son édition 1998. Une panne, déclenchée au centre administratif, entre 21 h et 0 h 50, a empêché la transmission d'une vingtaine d'appels lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Cet incident technique n'a, en effet, été identifié que tardivement, puisque d'autres appels continuaient à parvenir au standard. Le répondeur du responsable de Nez Rouge qui, ce soir-là, était branché sur le numéro vert de l'opération, témoigne du mécontentement et de l'incompréhension des gens qui se sont vus dans l'impossibilité de se faire raccompagner. Les organisateurs tiennent d'ailleurs à leur présenter leurs excuses : « Nous aurions aimé rappeler ces personnes et leur expliquer ce qui s'était passé. Malheureusement, cela n'a pas été possible. Aussi beaucoup de gens ne comprennent toujours pas pourquoi ils n'ont pas réussi à nous joindre. » Mais en dépit de ces déboires techniques, le bilan de l'opération est plutôt satisfaisant. Les bénévoles ont été nettement plus nombreux que les années précédentes, permettant ainsi de constituer une équipe de réserve. La nuit de Noël a été assez calme, six sorties, mais le réveillon du Nouvel An a vu multiplié par 7 le nombre de sorties et par 10 le nombre de personnes reconduites chez elles. Les bénévoles de la Ligue contre la Violence Routière ont même enregistré, cette année, la reconduite d'un chien, accompagné, il est vrai, de ses maîtres, à son domicile.











