En présentant ses voeux, le maire Alfred Becker a dressé un tableau de la situation de la commune laissant « entrevoir l'avenir avec sérénité ». Il est également revenu sur la polémique avec l'Etat concernant la famille Fuhrmann.
LA 22ème édition de la traditionnelle réunion publique du Nouvel An s'est tenue dimanche dernier, en même temps que le partage d'une galette des rois. Le maire Alfred Becker a eu le plaisir d'accueillir une nombreuse assemblée composée des forces vives du village et du secteur.
Si cette réunion est avant tout consacrée à l'actualité locale, le maire n'a pu éviter de débuter en évoquant les deux sujets incontournables de 1998 : la victoire de l'équipe de France de football en Coupe du monde et l'avènement de l'euro, deux événements générateurs d'espoir et d'optimisme. Sur un plan local, le maire a insisté sur l'augmentation de la population (460 en 1990 et environ 530 aujourd'hui... sans compter « les conséquences de la récente décision ministérielle de relogement provisoire »), qui fait entrevoir l'avenir avec sérénité, d'autant que celle-ci s'accompagne d'une urbanisation « maîtrisée », avec la « densification du centre-village, et la complémentarité d'initiatives publiques et privées ». En faisant le bilan de 1998, le maire a rappelé notamment la construction du CPI et de l'atelier communal (achèvement prévu en juin), la voirie et le terrain de camping, avec la « poursuite régulière d'un effort d'équipement ».
« LE MINISTRE PASSE, LES PROBLÈMES RESTENT »
Il a évidemment commenté une nouvelle fois « les événements d'octobre » et la décision de relogement provisoire de la famille Fuhrmann dans la ferme Schultz. « Tout a été dit et tout reste à faire. Le ministre passe, les problèmes restent. Cette affaire restera pour les services de l'Etat un monument de contre-performance. La leçon de choses de terrain que nous avons collectivement administrée au ministre et à son aréopage le 27 octobre restera gravée dans les mémoires. Ce qui est à présent important, ce n'est pas ce qui a été mais bien ce qui va être (...) On a le sentiment qu'il a fallu cette secousse pour qu'on sorte enfin d'un système où tout le monde était compétent en tout mais surtout efficace en rien. Pour nous, ce qu'il faut retenir dans l'immédiat, c'est le caractère provisoire du relogement, qu'il n'en coûtera rien à la commune et que l'affaire est suivie au millimètre...» Pour 1999, il a cité l'ouverture du tronçon sud de la VRPV le 15 mars et le projet de requalification de la nationale 422 afin de lui donner « un look plus en rapport avec sa nouvelle fonction » et son statut plus touristique. Concernant la traversée de la commune, il souhaite que le simple axe de passage s'efface au profit d'une « ambiance village » plutôt. Il a cité par ailleurs le soutien à la rénovation des façades, qui sera d'une durée de trois ans à compter de l'ouverture de la VRPV. Alfred Becker a terminé son allocution en évoquant les actions menées au niveau intercommunal.« Du local à l'intercommunal, le choix est clair, nous l'avons fait ensemble voila bien des années ». Enfin, cette cérémonie devait être l'occasion de mettre à l'honneur le maire lui-même et Marius Betty : tous deux ont reçu la médaille d'honneur régionale, départementale et communale d'argent pour plus de 20 années d'action municipale.
Le maire de Saint-Pierre s'est notamment félicité de l'accroissement de la population du village, qui va de pair avec une urbanisation maîtrisée.











