L'entrevue entre Claude Le Roy et l'agent de Laurent Leroy, hier midi à la Meinau, n'a pas apporté, aux dires du manager général du Racing, d'éléments nouveaux dans le transfert probable du Parisien au Racing. La transaction reste liée à la décision de Laurent Perpère, le nouveau président-délégué du PSG, qui ne sera officialisée que mercredi, voire jeudi (voir « L'Alsace Lundi » d'hier). Claude Le Roy a cependant concédé que « les relations avec le PSG se sont nettement détendues. Les dirigeants parisiens ont une réunion mercredi qui éclaircira la situation.» Le joueur restant déterminé à rejoindre Strasbourg sur la base, semble-t-il, d'un contrat de quatre ans et demi (alors qu'il est lié à Paris jusqu'en juin 2 002), l'affaire pourrait donc se conclure rapidement, d'autant qu'Artur Jorge a donné son feu vert. À condition toutefois, comme nous l'écrivions hier, que le Racing vende un ou plusieurs joueurs pour désengorger un effectif comptant déjà 21 contrats pros, le maximum autorisé. « Pour bien faire, il faudrait deux à trois départs », souligne Le Roy, qui attend le défenseur de la Jeanne d'Arc de Dakar, Malick Diop, international sénégalais, pour le 23 janvier. « Il a deux matches à jouer avec sa sélection, mais il sera là le 23, qu'il soit sous contrat ou non.» Quitte à patienter jusqu'à la prochaine intersaison si Kinet, Seo, Pedersen, voire Suchoparek, ne partent pas. Concernant les trois premiers, la direction du club a durci le ton. « Nous allons les faire venir deux fois par jour à l'entraînement », a lancé hier après l'entraînement Pierre Mankowski, « et nous verrons leur réaction.» Cette politique d'écoeurement portera-t-elle ses fruits ? D'autant moins évident que Le Roy est le premier à reconnaître notamment que « même gratuit, un joueur comme Kinet n'intéresse personne.» Après avoir rencontré Seo hier (« il a admis le principe d'un départ et c'est nouveau »), le manager strasbourgeois recevra Per Pedersen mercredi. Quant à Kinet, le Racing serait disposé à le prêter, mais avec une option d'achat, pour le club destinataire, sensiblement égale à la somme versée par le RCS pour enrôler le Belge à l'été 1997 (6 millions). Un montant jugé trop élevé par le joueur et son entourage, lesquels estiment que son manque de compétition et son absence de notoriété en France constituent un handicap quasi insurmontable. Sochaux, qui s'était manifesté en fin de saison dernière, a ainsi fait savoir qu'il n'était plus sur le coup. Reste le cas Jan Suchoparek au sujet duquel Claude Le Roy indique « qu'il n'y a pas de volonté de le faire partir.» Le club ne souhaite cependant pas renouveler le bail du Tchèque, champion d'Europe 1996, qui arrive en fin de contrat. « Ce n'est pas prévu, en effet », concède Le Roy, « et si une bonne offre se présente, nous l'étudierons.» Le Racing ferait ainsi d'une pierre deux coups : il libérerait une place d'étranger hors CEE pour Diop et récupérerait une manne financière qu'il ne pourra espérer en juin. Pas sûr que le joueur l'entende de cette oreille.











