La venue de Tours à Koenigshoffen à 20 h constitue l'unique chance de victoire de l'ASPTTS dans un mois de janvier particulièrement indigeste.
Trois journées déjà, depuis l'entrée en vigueur du décompte des points selon le principe de la marque continue, que l'ASPTT Strasbourg n'a plus signé le moindre succès. Trois matches sans prendre le moindre set non plus. À Asnières, contre Ajaccio, puis à Tourcoing, les coéquipiers de Philippe Jungling sont repartis bredouilles. « Et sans être pessimiste, ce pourrait bien être le cas pour un moment encore », note Jean-Marc Biasio, l'entraîneur d'une ASPTTS qui accueille Tours à 20 h à Koenigshoffen. Peut-être jusqu'au déplacement du 6 février chez la lanterne rouge toulousaine. Car dans l'intervalle, les Strasbourgeois vont se coltiner un programme pas piqué des hannetons. Tours ce soir donc - assurément la rencontre la plus abordable du mois de janvier - puis Montpellier, Poitiers, Cannes et Paris. Autrement dit, quatre des cinq premiers. Le tout sans Doug Bruce, le passeur canadien, qui sera opéré d'un ménisque ce mardi à la clinique de l'Orangerie par Nicolas Moncade. Mais avec Youri Korovianski, l'attaquant ukrainien, remis de la gastro-entérite qui l'a handicapé ces derniers jours. Pour les volleyeurs strasbourgeois, la trêve a été courte. L'heure de la reprise a sonné dès le samedi 27 décembre et Jean-Marc Biasio les a conviés à un stage de deux jours à Fellbach mardi et mercredi derniers. Le vice-champion d'Allemagne avait participé en septembre au tournoi d'avant-saison de l'ASPTTS. « On a joué deux matches amicaux là-bas, le premier gagné 3-1 selon l'ancien décompte des points toujours en vigueur en Allemagne, le second en quatre sets, qui s'est soldé par un deux partout, avec le nouveau règlement appliqué dans le championnat de France », souligne Biasio, « Une bonne préparation avant la venue de Tours, même si nous n'oublions pas que le résultat dépendra surtout, et comme d'habitude en l'absence de notre passeur titulaire, de la performance de l'adversaire. Les Tourangeaux - vainqueurs 3-1 à l'aller - n'ont à mon sens qu'une seule faiblesse : la non-venue de Iulian Pislaru - l'ancien Strasbourgeois - en début de saison fait qu'ils n'ont pas dans leurs rangs le joueur à même de prendre le match à son compte lorsqu'ils sont en difficulté. Mais potentiellement, ils nous sont supérieurs. La preuve, c'est qu'ils sont septièmes. Cela dit, on ne sait jamais, d'autant qu'après les fêtes, certaines équipes peuvent être à côté de la plaque. Vu notre sérieux depuis la reprise, nous n'en serons sûrement pas. Et avec un brin de chance, Tours sera un peu moins bien.»











