Les Strasbourgeois récupèrent Fernandez et Mc Curdy pour le match au sommet qu'ils disputent ce soir en Champagne face au leader, Châlons.
Trevor Powell ne bouclera pas le cycle aller du championnat Pro B sous les couleurs de la SIG, ce soir (20 h) à Châlons, mais ses valises. Comme prévu au moment de son arrivée en Alsace, il cède à nouveau sa place à présent que David Fernandez, longtemps écarté à la suite d'une fracture au pouce, reprend du service. A l'issue d'une trêve très courte - les joueurs strasbourgeois ont été laissés au repos du 23 au 28, de même que les 30 et 31 décembre - Christophe Vitoux a également récupéré Paris Mc Curdy, qui souffrait de la hanche, de sorte que l'entraîneur de la SIG dispose depuis samedi d'une équipe au complet. Ça tombe à pic, puisque cette dernière échéance du calendrier aller coïncide avec le rendez-vous tant attendu avec Châlons, le leader de la division. La défaite surprise concédée par les Champenois à Lyon (77-66) où ils étaient privés de leur pivot américain Stanley Brundy (claquage à la cuisse), juste avant les fêtes, a réduit à deux points (l'ESPE compte deux défaites, la SIG quatre) l'écart qui sépare à présent les Strasbourgeois de la pole position. Et forcément, les Alsaciens joueront gros.
LA MÉCHANTE BÊ-BÊTE
Pour autant, il ne s'agira pas d'un quitte ou double aux yeux de Christophe Vitoux : « C'est peut-être un tournant, mais sans plus. Certainement pas le match de l'année car que l'on gagne ou que l'on perde, 19 autres rencontres nous attendrons encore par la suite, 19 rencontres pendant lesquelles les uns et les autres peuvent perdre encore.» Tout de même, une défaite ce soir constituerait un sacré coup d'arrêt pour la SIG dans la course-poursuite à laquelle elle est contrainte à la suite de son début de championnat raté. Mais Châlons, qui récupère Brundy pour la circonstance, ne ferait-il pas une grosse concession lui aussi s'il s'inclinait ce soir, avant de se rendre à Strasbourg le 22 mai, date de l'avant-dernière journée ? Les circonstances dans lesquelles se présente ce match au sommet sont telles que la pression ne s'exerce pas dans un seul camp. Elle est partagée, supportable pour les Strasbourgeois. « Pouvons-nous en avoir davantage, nous qui sommes au taquet depuis le début de la saison ? La pression, nous sommes parvenu à la dompter depuis quelque temps déjà », rappelle Christophe Vitoux. A les entendre, la pression n'agit pas davantage chez les Champenois puisque le budget de l'ESPE est deux fois inférieur à celui de la SIG, et puisque Châlons restera maître de son destin même en cas d'échec, aux dires de l'entraîneur mulhousien Christian Monschau. La pression, c'est cette méchante bê-bête dont on cherche à nier l'existence en pareilles circonstances. Châlons - SIG, c'est pourtant « le » match dont on parle depuis un bon mois déjà...











