Le centre du village a besoin d'épuration... Oui, mais !
Ce n'est pas la première fois que les élus locaux parlent d'épurer les maisons du centre du village, entre la route de Frédéric-Fontaine et le ruisseau. Maisons dont les eaux usées se déversent dans un ruisseau, assez nauséabond en été. Le conseil municipal avait décidé de « faire quelque chose ». Une solution avait été trouvée, qui avait l'avantage d'être rapide : creuser un collecteur derrière les maisons, en tenant compte du futur plan d'assainissement de Clairegoutte, qu'il faudra réaliser un jour ou l'autre, avant que la loi l'exige (on parle de 2002) et tant que les subventions sont conséquentes. Le problème est que, si on fait ce « bout » d'assainissement, en l'absence d'un plan général pour le village, établi dans un contexte départemental, il n'y aura pas de subvention. Les 150 000 F prévus sont totalement à la charge de la commune, avec l'inquiétude que pose Claude Houg « que cela ne s'insère pas dans le plan général à étudier, autrement dit que ce serait de l'argent dépensé pour rien, sinon pour deux ou trois ans. » Mais voilà que s'ajoute un nouveau problème, et d'une autre importance. Ce « mini-réseau » d'égouts ne peut, en aucun cas, se déverser dans le ruisseau « La Claire Goutte » qui passe en aval des maisons. Donc, ce « mini-réseau » irait se déverser sur des terrains privés, dont les propriétaires, s'ils ont été conciliants pour quelques mois, ne le sont plus du tout maintenant. Pas question donc que les eaux usées des voisins viennent se déverser sur leur prairie. L'opposition a insisté pour que soient engagées, « le plus rapidement possible » les études pour un assainissement général du village. Des études qui pourraient être confiées à la Direction départementale de l'agriculture et de la forêt, si ces services de l'Etat sont disponibles. Dans ce projet, l'épuration des eaux se ferait par lagunage, sur des terrains que la commune devra acquérir. Quand l'étude sera faite, la commune pourra prétendre, d'une part à un projet cohérent, d'autre part à des aides du conseil général, de l'Etat et de l'Agence de l'eau. Le tout dans un avenir que le conseil municipal espère voir démarrer en l'an 2000.
FRAIS DE GARDE
Il existe à Lure, dans les milieux scolaires proches du collège, une école spécialisée pour les enfants ayant de grosses difficultés. Cette école fonctionne normalement pendant les heures de classe, mais ne s'occupe pas de ces élèves dans l'inter-classe de midi. Ce sont alors les Francas de Lure qui interviennent alors. Pour ce faire, les Francas demandent à la commune de Clairegoutte, pour un élève scolarisé, la somme de 1574 F. Le conseil municipal ne comprend pas que la commune ait à payer ainsi des factures sans qu'elle eut donné son accord préalable, et a refusé, à l'unanimité, d'ouvrir un crédit, à ce chapitre.
LIGNE DE CRÉDIT
Les communes ont, pour des facilités budgétaires, dans les livres de compte, de plus en plus recours à une « ligne de crédit » dans un établissement financier. A Clairegoutte, on avait ouvert cette ligne en 1998. On n'en a pas eu besoin. Le maire demande si on doit en ouvrir une pour l'année à venir, qui coûte quelques centaines de francs quand elle n'a pas été utilisée. Claude Houg a estimé« qu'on n'en a pas besoin, puisque la commune a des finances saines avec 700 000 F d'excédent. » Le conseil ne s'est pas rangé à son avis préférant garder cette habitude par sept voix pour, une contre (Houg) et trois abstentions (Petitjean, Pequegnot et Covillers).
VENTE DE BOIS
La vente des bois communaux, en décembre, a produit la somme de 238 800 F.
RECENSEMENT
Le recensement général de la population se fera à la fin du 1er trimestre. Le recensement officiel permettra de savoir si le chiffre de 15 % (environ) d'augmentation de la population du village, avancé par l'ancien maire, se confirme.











