Samir Maafoune est le 16e emploi-jeunes embauché sur la commune. Il a été recruté par l'AMJB pour s'occuper des loisirs des adolescents.
Il est né à Bethoncourt il y a 28 ans. C'est aussi un enfant de Champvallon, aîné d'une famille qui compte cinq enfants. Avec une formation d'électricien en poche, il a collectionné les stages, les Tuc, les CES sans lendemain. Les « petits boulots » à droite, à gauche, lui ont tout juste permis d'avoir un peu d'argent de poche de temps à autre. Il avoue même que le pas qu'il faut franchir pour sombrer dans la délinquance est tout près d'être franchi. Il relève la tête à temps, et accepte de donner un coup de main à l'AMJB (association municipale pour la jeunesse bethoncourtoise). Il s'investit beaucoup dans cette tâche qui n'est pas toujours facile : prendre en main les adolescents et surtout les jeunes majeurs du secteur en leur proposant maintes activités, le soir au local. Robert Wimmer, directeur de la structure le remarque d'emblée. Et quand, fin juin, la municipalité organise une grande manifestation en l'honneur des sportifs ou bénévoles d'association, Samir a la grande surprise de recevoir un magnifique trophée. Les jeunes de Champvallon appréciant de plus en plus l'ouverture de la structure en soirée, il est alors demandé que Samir soit recruté en emploi-jeunes.
CE JOUR BÉNI...
« J'ai été embauché le 1er août », explique Samir.« Après des années de galère, ce grand beau jour est arrivé. Tous les soirs de la semaine, je réunis 30 à 35 jeunes. Ils sont très demandeurs de ces moments qu'ils passent ensemble. Ils aiment surtout discuter, rencontrer d'autres jeunes. On élabore des projets de sorties, d'activités. J'arrive au local à 7 h. Nous restons là jusqu'à 11 h ou minuit. Mais à cette heure-là, il ne s'agit plus que de jeunes majeurs. » Samir ouvre aussi le local les samedis après-midi de 14 à 21 h ainsi que les dimanches. Aujourd'hui, Samir a vraiment envie de s'en sortir. Il envisage donc de passer un brevet d'Etat « pour aller encore plus haut », dit-il. « A 28 ans, je peux encore le faire. Il n'est pas trop tard. Et puis j'ai envie, à mon tour, d'aider les jeunes même si, parfois, ils sont un peu excités. Dans ces cas-là, il faut savoir rester calme. » Samir, c'est aussi un sportif qui pratique le football. Il joue même avec son frère Rachid gardien de but.
En juin dernier, Samir a reçu un trophée pour son investissement auprès des jeunes.











