La société d'histoire naturelle du pays de Montbéliard compte 300 membres. 300 passionnés des sciences.
LES sciences naturelles sont leur passion première.
Toutefois les membres de la société d'histoire naturelle du pays de Montbéliard ne dédaignent pas faire un petit tour dans l'histoire, leur histoire. La société montbéliardaise est issue de la société mycophile de la cité des Princes. Cette dernière née en 1912 n'a pas survécu à la première guerre mondiale. Elle disparaît des tablettes dès 1914. Elle ne revient dans l'actualité montbéliardaise qu'à l'été 1939. Cette nouvelle société mycophile est alors divisée en trois sections ; Montbéliard, Valentigney et Hérimoncourt. Neuf ans plus tard les Boroillots débaptisent leur association pour fonder la société d'histoire naturelle. Ses membres ne se limitent plus à la seule étude des champignons. Ils s'ouvrent à d'autres activités naturalistes comme l'ornithologie ou l'entomologie. Au fil des ans d'autres disciplines, au grès des passions des adhérents, viennent se greffer. En 1974 nouveau virage dans l'histoire de la société, laquelle modifie ses statuts pour intégrer la notion de protection de la nature. Une modification qui lui permet cinq ans plus tard d'être agréée par le ministère de l'environnement. Il y a deux ans enfin, la société reprend contact avec ses racines en créant une section paléontologie. Un devoir de mémoire envers Georges Cuvier et l'école des naturalistes montbéliardais.
LES BUTS
Entretenir la mémoire des naturalistes régionaux est donc un des nouveaux buts de la société montbéliardaise. Elle s'attache également à établir des relations entre ceux et celles qui s'intéressent aux sciences. Ensuite, elle met tout en oeuvre pour protéger la nature et contribuer à sa conservation, en utilisant évidemment les moyens scientifiques et légaux. Enfin, l'aide aux scientifiques s'appuie sur une solide documentation. Toutes les activités de la société s'attachent à développer un ou plusieurs de ces buts. Ainsi, on retrouve la société d'histoire naturelle dans des sorties d'études sur le terrain, dans des conférences, des réunions. Elle met à la disposition de ses membres une importante bibliothèque et édite chaque année un bulletin scientifique. Bref, c'est du sérieux, même s'il n'est pas interdit de travailler dans la bonne humeur.
PROTECTION
Récente dans les statuts de la société, la protection de la nature a pris beaucoup d'importance. Le sérieux et les compétences des scientifiques, même amateurs sont désormais reconnus. C'est ainsi que l'on retrouve des sociétaires dans une foule de commissions départementales ou municipales. La société d'histoire naturelle du pays de Montbéliard est par exemple membre du conseil scientifique du conservatoire des espaces naturels de Franche-Comté. Elle gère aussi la réserve naturelle de la Roche Fendue près de Bief, tout comme elle participe à la gestion de la réserve du Bois des Pins à Seloncourt.
PRATIQUE
Le siège social de la société d'histoire naturelle est installé au musée des ducs de Wurtemberg à Montbéliard. Le siège administratif et le secrétariat sont installés au premier étage de la salle Kuntz-Wyss, rue de la Fonderie à Seloncourt. Des permanences y sont assurées tous les jours du lundi au vendredi de 8 h à 12 h. La cotisation annuelle s'élève à 130 F par personne, 210 F pour un couple et 70 F pour les étudiants et les jeunes de moins de 18 ans. Pour l'instant la société comporte douze sections, qui vont de la mycologie à la géologie en passant par la batracologie. Une réunion est programmée chaque troisième vendredi du mois à 20 h 30 à la salle seloncourtoise. Des réunions publiques qui permettent entre autres de faire le point sur des découvertes récentes, ou d'engager des discussions ouvertes à bâtons rompus.
Les champignons ont toujours fait partie de l'histoire de la société... d'histoire naturelle du pays de Montbéliard











