Quatorze joueurs italiens -cinq de D1, quatre de D2 et cinq de D3- ont été contrôlés positifs, a indiqué à Rome le commissaire de la Fédération de médecine sportive italienne (FMSI), Mauro Checcoli.Sur 830 échantillons d'urines analysés par des laboratoires de Barcelone (Espagne), Lausanne (Suisse) et Cologne (Allemagne), depuis octobre dernier, des traces de cannabis ont été retrouvés chez trois footballeurs, a précisé M. Checcoli. De la lidocaïne, un calmant analgésique, se trouvait dans les urines de dix autres footballeurs, alors que le dernier cas positif concerne la prise de salbutamol, a dit le commissaire de la FMSI. Selon les règlements, les noms des joueurs ne seront communiqués qu'à l'issue de la contre-expertise, qui sera pratiquée dans les prochains jours. Mercredi à Rome, les carabiniers avaient saisi, sur ordre du procureur adjoint du parquet de Turin, Raffaelle Guariniello, les résultats des tests antidopage effectués dans le Championnat d'Italie de première, deuxième et troisième divisions entre octobre et décembre 1998. Le procureur Guariniello, qui enquête sur la présence du dopage dans le Calcio, nourrit en effet des doutes sur la régularité de ces contrôles. Selon les normes en vigueur, tout joueur ou médecin doit déclarer immédiatement l'utilisation de tout produit à caractère dopant. Les enquêteurs soupçonnent joueurs et médecins d'omettre la déclaration de l'absorption de ces substances lorsqu'elles sont utilisées à des fins thérapeutiques. Pour le procureur Guariniello, les règlements antidopage italiens « sont très clairs». « Les joueurs ou les médecins qui ne les ont pas respecté n'ont aucune excuse », a-t-il affirmé. Les médecins et joueurs, qui ne respectent pas ces règles, risquent des sanctions pénales pour les premiers et une suspension pour les seconds.











