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Le lancement de l'euro ne sera pas sans conséquence sur la marche du PMU. S'il n'est pas question, aujourd'hui, de promouvoir des jeux hippiques à un, deux ou trois euros la pièce, en dépit de l'indéniable attrait que revêtirait pour finir la formule, la monnaie européenne à venir risque, paradoxalement, d'offrir de réelles chances au secteur international du Pari mutuel urbain. Des pays comme l'Allemagne, la Belgique, l'Italie voire les Pays Bas, auprès desquels les courses françaises jouissent d'une excellente réputation de régularité, pourraient en effet souhaiter, à terme plus ou moins bref, la mise sur pieds de paris européens ayant pour support des épreuves hippiques tricolores de qualité. Avec la mise en circulation de l'euro, à compter du 1er janvier 2002, les turfistes de tous ces pays pourraient, note-t-on, jouer -sans frontière mais en confiance- les uns « avec » et « contre » les autres. Calculer la masse commune d'enjeux recueillis et la répartition des gains (ou rapports), tout en prenant l'euro pour unité de mesure, facilitera certainement les opérations à l'export du preneur officiel de paris hippiques. A la condition toutefois que ce dernier soit enfin nanti de son outil informatique, Pégase, de longue attente... Dans ce but ultime, le GIE-PMU pourrait être amené à lancer, avant 2002, une campagne nationale voire internationale d'informations destinée à faire connaître, avec toute la précision voulue, les caractéristiques des jeux hippiques de demain. Si la discrétion la plus complète prévaut, à ce jour, au siège du PMU à Paris, il paraît assuré que ce dernier (tout comme ses principaux mandants, les sociétés de courses hippiques) se prépare à transformer l'inévitable passage à l'euro en chance de développement supplémentaire.











