Des décisions, en principe avant l'été, sur l'avenir des retraites et la mise au point, d'ici la fin de l'année, d'une seconde loi sur les 35 heures constituent les deux principaux chantiers qui attendent le gouvernement en matière sociale pour 99. En mars, le commissaire général au Plan Jean-Michel Charpin rendra au Premier ministre Lionel Jospin les résultats d'une mission sur l'avenir des retraites à l'horizon 2005, quand les générations du baby-boom de l'après-guerre commenceront à quitter le marché du travail. La seconde loi sur la réduction du temps de travail (RTT), qui doit fixer les modalités concrètes du passage aux 35 heures, s'inspirera des accords signés sur le « terrain » des entreprises et des branches, où des négociations se sont engagées tous azimuts. En effet, la première loi, votée en juin dernier, n'a fait que fixer les « bornes » de la RTT. La seconde loi-bilan doit tirer les leçons des négociations et « collera au maximum aux accords signés », avait souligné fin novembre la ministre de l'Emploi Martine Aubry. Selon un bilan arrêté au 16 décembre, 1.055 accords ont été signés dans les entreprises. Dans les branches, 22 accords ont été signés ou étaient ouverts à la signature au 18 décembre. La loi-bilan devra clarifier des questions épineuses comme les heures supplémentaires, le problème des cadres et du double SMIC («cohabitation » entre un SMIC horaire inchangé et une rémunération mensuelle minimale, la RMM). La grande interrogation sur les 35 heures reste la question de leur impact sur l'emploi, au moment où les prévisions de croissance sont assombries.











