Qui, mieux que ces garçons et filles du Val d'Argent, peut souhaiter les voeux de bonne année aux lecteurs de la vallée ?
BONNE ANNÉE 1999 ! Les bras tendus en signe de victoire, ces collégiens disent une immense joie. Et si nous avions, cette année, chacun, la chance de vivre de telles émotions ! Quel bonheur ce sera.
La bouche ouverte, ces garçons et ces filles crient la soif de justice, de paix, de liberté, le refus de tout esclavage... Que nous sachions partager leur foi d'avenir qui, disait cet élève, « est entre nos mains»! Ces collégiens venaient d'apprendre, ce 15 mai, qu'ils sont les lauréats du concours organisé à l'occasion du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'homme qui évoquent aussi tant d'initiatives prises localement pour que chacun ait un travail, le droit d'aimer et d'être aimé, d'être bien soigné, d'être respecté dans sa dignité... Que 1999 nous apporte tout cela !
« JE M'INTÉRESSE »
« Avant ce concours, la politique, les dictateurs, les guerres ne m'intéressaient pas. Maintenant j'écoute, je réfléchis davantage et je m'intéresse même à ce qui se passe». Que de délégués de salariés dans leur usine, que d'entrepreneurs cherchant de nouveaux marchés, que d'élus et responsables de sociétés souciant de l'environnement et de l'épanouissement des enfants comme des aînés partagent les convictions de ces jeunes expliquant leurs découvertes au recteur venu les rencontrer à Sainte-Marie. Nous avons une pensée pour ceux qui, par la maladie ou d'autres contretemps, sont, ces jours-ci, réduits au silence.
RÉUNIR
Cette photo me rappelle aussi la manifestation du 19 mars lorsque des jeunes posaient une gerbe au monument aux morts sainte-marien. Ils exprimaient leur détermination à lutter contre toute exclusion et, précisément, contre l'extrême droite incarnée par ceux qui, actuellement au sein de leur parti, montrent, au grand jour, que leurs idées n'ont rien de commun avec celles de ces jeunes photographiés au Palais des Droits de l'homme à Strasbourg. « Nous avons appris à vivre ensemble, à partager des sentiments, à être solidaires. Nous avons formé une vraie équipe, nous étions soudés. Cela ne veut pas dire que nous étions toujours tous d'accord mais c'est cela qui était riche », ont encore dit ces collégiens. Puissions-nous, à la veille de l'an 2000, à notre tour, répéter ces même mots ! Puisse le journal « L'Alsace » réunir les hommes, partager les connaissances, accomplir sa mission d'information ! Nous aurons alors passé une bonne année 1999.
C'était la fête, ce 15 mai au Palais des droits de l'homme à Strasbourg.











