Le patron des salles de Vesoul et de Gray s'installe aussi en Lorraine. Un beau cadeau de Noël.
Jean-Claude Tupin ne tient jamais en place. Depuis de nombreux mois, il se battait bec et ongles pour obtenir l'accord du tribunal de commerce de Mirecourt concernant la reprise de la Compagnie cinématographique de Lorraine. Cet accord lui a été donné quelques jours avant Noël. Le Père-Noël a été généreux, cette année, pour celui que tout le monde appelle : « Monsieur Cinéma » dans le département de la Haute-Saône. Concrêtement, Jean- Claude Tupin est maintenant propriétaire de deux nouvelles salles à Remiremont, d'une à Neufchâteau, trois à Chaumont, Longwy et Creutzwald. Le Vésulien projette d'investir 2,5MF pour moderniser les salles achetées. Il a su convaincre la juridiction de Mirecourt face à de redoutables concurrents qui étaient aussi sur les rangs pour la reprise de la société cinématographique défaillante. Le voilà, maintenant, à la tête de vingt-trois salles en Franche-Comté et en Lorraine. On précisera encore qu'il programme les cinémas de Luxeuil et Lure. Cet homme, qui peut s'énorgueillir, d'être chevalier du Mérite cinématographique, développe son activité au-delà des frontières régionales. En Lorraine, il a bien l'intention de travailler comme il le fait en Haute-Saône. Il porte ses efforts sur un partenariat avec les collectivités locales. « Dans l'optique d'une politique culturelle en zone rurale », précise-t-il. Pour marquer son empreinte en Lorrraine, Jean- Claude Tupin pratiquera, à forte dose, les tarifs réduits. Une programmation nouvelle est prévue pour le début de l'année 1999. « Avec des sorties nationales », indique -t-il. Dans le même temps, il met en place son projet vésulien qui consiste à créer un multiplex de sept salles. Une première en Franche-Comté. « Un projet, toutefois, à dimension humaine », dit-il. Le chantier va débuter.« Doit-on compléter l'existant ou alors, comme c'est à l'étude, investir dans de nouveaux locaux qui seraient situés, toujours à Vesoul, dans l'enceinte des anciennes usines Gauthier. La décision sera prise en début d'année », assure Jean-Claude Tupin. Cet homme de culture aura les caméras braquées sur lui en 1999.
Jean-Claude Tupin, un homme de cinéma.











