Après cinq saisons passées à Auxerre, Franck Silvestre a rejoint Montpellier à l'intersaison. Pourtant, l'ancien stoppeur international vit toujours au rythme des faits et méfaits de son premier club qui se dressera sur son chemin, samedi à 18 h 30.
MÊME SI son nom est attaché à l'histoire du football sochalien, cela fait désormais six saisons que Franck Silvestre a quitté le Pays de Montbéliard. Ainsi, le néo-Montpellierain ne retrouvera que le seul Olivier Baudry comme ancien partenaire, samedi, sur la pelouse de Bonal. Pourtant, sous le soleil de l'Hérault, Franck n'oublie pas tous ses souvenirs "Jaune et Bleu" et c'est avec un réel pincement au coeur qu'il revient sur la terre de ses exploits.
Franck, comment s'est passé votre transfert d'Auxerre à Montpellier ?
« Depuis un an, j'avais la promesse que Guy Roux ne s'opposerait pas à mon départ, malgré une dernière année de contrat. Pendant cinq saisons, j'ai vraiment vécu des moments privilégiés avec Auxerre, au niveau des résultats, de l'ambiance,... Cela dit, pour moi, il était temps de redonner un coup de fouet à ma carrière. J'avais d'autres propositions, notamment de l'étranger, mais l'important était de privilégier la qualité de vie, pour moi et ma famille. C'est pourquoi j'ai signé à Montpellier. A l'étranger, on prend de l'argent, mais on ne sait pas où l'on met les pieds et de multiples exemples actuels me démontre que j'ai fait le bon choix.»
Apparemment, vous vous êtes rapidement adapté à votre nouveau club ?
« J'ai signé pour deux ans avec le club de Louis Nicollin, mais je savais ce qui m'attendais en arrivant. Montpellier, ce n'est pas une terre inconnue, puisque j'ai retrouvé Thierry Laurey, Franck Sauzée et Bruno Martini. Mon adaptation a donc été très rapide dans la vie, mais aussi sur le terrain. Et cela même si Montpellier pratique un marquage de zone alors que j'étais habitué à un marquage strict sur l'homme.»
« DU RESPECT POUR TOUS LES ADVERSAIRES »
Sur le terrain justement, Montpellier présente deux visages. L'un séduisant à domicile, et l'autre, plus à l'extérieur ?
« C'est vrai que nous avons réalisé un joli carton plein à domicile avec quatre victoires et un nul. A l'extérieur, nous avons plus de difficultés à nous exprimer puisque le bilan est inverse avec quatre défaites et un nul. Cela dit, il convient quand même de prendre en compte la fait que nous avons affronté Bordeaux, Marseille, Strasbourg et Monaco.»
Votre dernière victoire obtenue contre Lens (1-0), vous a donc remis en selle ?
« Nous n'avions pas vraiment le couteau sous la gorge, mais l'équipe avait été tellement lamentable à Monaco, qu'il fallait se ressaisir. Avec la venue de Gravelaine, Thimothée, Serredzum, les autres recrues, l'objectif du club est de jouer les trouble-fête. Pour cela, il nous faut impérativement nous montrer plus régulier, mais surtout plus performant loin de nos bases.»
C'est donc avec cet objectif que vous allez affronter votre ancien club ?
« C'est certain, nous venons à Sochaux avec l'objectif avoué de ramener des points. Si nous voulons participer à la lutte pour les places européennes, c'est une obligation. Cela dit, nous allons affronter des Sochaliens dans un contexte très particulier, et j'ai déjà prévenu mes partenaires. Sochaux joue sa survie et va se présenter le couteau entre les dents. Il faut avoir du respect pour tous les adversaires et je suis certain qu'ils vont s'arracher. A nous de relever le défi physique.»
« UN JOUR, JE REVIENDRAI »
Depuis votre départ, vous avez gardé des contacts avec d'anciens partenaires ?
« Aujourd'hui, seul Olivier Baudry est encore là. En dehors, bien sûr, il y a Stéphane Paille, Mecha Bazdarevic... et Faruk Hadzibegic.»
Vous avez suivi les derniers événements sochaliens ?
« Bien entendu. Ils se sont battus pendant deux ans en division 2 pour remonter. Aujourd'hui, il serait dommage de gâcher cette chance. J'espère sincèrement que Sochaux va se maintenir... après notre passage à Bonal !»
Visiblement, on sent que vous vibrez encore pour le FCSM ?
« Depuis mon départ de Sochaux, au terme de la saison 92/93, je suis régulièrement et attentivement la vie de mon ancien club. Mon coeur est toujours ici à Sochaux. J'y ai passé toute mon enfance, toute ma jeunesse, et je sais ce que je dois au FCSM dans mon parcours professionnel. C'est grand, c'est fort. D'ailleurs, aujourd'hui mon souhait est de rejouer un jour à Sochaux... même s'il fait plus froid qu'ici, à Montpellier !»
Contrairement aux apparences, Franck Silvestre et les Montpellierains ne viendront pas à Sochaux en dilettante.
(Photo « LE PAYS » - Sege Réalini)











