Vous connaissez la famille Didierjean ? Oui, celle des Bagenelles, de la Graine Johé, celle de la ferme-auberge, des rendonneurs en été et des skieurs en hiver, au pied du remonte-pente, avec, en prime, une vue que l'on dit imprenable sur la vallée, tapissée de forêts aux couleurs étonnantes à l'automne venu, entre le rouge et or, le pourpre et l'émeraude. C'est là que nous avons retrouvé des amis d'il y a « longtemps de temps », comme ont dit, là-haut, sur la montagne. Lucie et désiré vont fêter, ce jeudi, leurs noces d'or et, bien qu'ils nous aient annoncé la nouvelle arrosée de vendanges tardives, avec la gentillesse dont ils ont le secret, entre la ferme et le « bistrot », comme le dit, avec le sourire, Désiré, un lieu de rencontre qui s'est bigrement modernisé depuis le temps du préfabriqué. Permettez-nous le temps d'un coup d'oeil sur l'état civil et protocolaire... Désiré Didierjean, fils de Séverin et de Marie née Blaise a vu le jour à Sainte-Marie-aux-Mines, du temps du Hergauchamps, le 26 décembre 1926. Son épouse, Lucie, née Woindrich, est originaire de Lapoutroie, où elle naquit le 11 décembre 1927. Et puis, ils se sont mariés le 29 octobre 1948 à la mairie du chef-lieu sainte-marien où officiait le maire Zeller et à l'église de Lapoutroie où célébrait le curé Martin. De cette heureuse union sont issus cinq enfants : Jean-Pierre, Françoise, Gérard, Marcel et Michel qui leur ont déjà fait cadeau de dix petits-enfants.
CHEZ DÉSIRÉ
Fils d'agriculteur, en plus de la culture et de l'élevage dont il parle avec un accent qui sent bon le foin et regain, quand il s'essuie, machinal, d'un revers de manche les lèvres, a été aussi bûcheron, durant plus de vingt ans, au service de la commune. A la fin des années 60, à une vache près, quand la municipalité et le président de OSJC accompagné de M. Lehmann, président du ski-club ont proposé à Désiré d'installer « sur ses terres », un « fil-neige », qui ne s'appelait pas encore « tire-fesses », pour agrémenter les premiers « jeudis de neige », il fut d'abord méfiant et sceptique à la fois. Et puis le fil-neige a fonctionné, « de fil en aiguille », il est devenu remonte-pente et c'est en 1971 que la première auberge ouvrit ses portes. Les membres jubilaires fêteront leurs noces d'or en famille. Si vous n'avez pas envie de grimper jusqu'à la Graine Johé, entre les genêts, les pensées sauvages et les « myrtilles réservées », avec, en mémoire, un alisier, vous pouvez toujours aller, le samedi matin, les saluer, sous les voûtes du marché à moitié couvert où Lucie et Désiré vous proposeront ce fameux munster dont ils ont hérité la recette.
Chez Désiré et Lucie, un lieu de rencontre !











