Demain vendredi, à Lièpvre l'association « RN 59 Sécurité » propose une rencontre à la salle polyvalente. Elle y a invité les élus et celles et ceux qui, régulièrement, empruntent cette voie de communication.
AU LENDEMAIN de la mise en circulation de la déviation de Sainte-Croix et Lièpvre, on aurai pu envisager que le chantier se poursuive à partir de Lièpvre vers Val de Villé. Mais l'intérêt des habitants de la vallée de Sainte-Marie poussait alors les élus à parer au plus pressé, donc à proposer, la réalisation au plus vite de la déviation de Châtenois. C'est en effet entre l'autoroute et le carrefour du Val de Villé que la circulation est la plus difficile. Ayant la possiblité de doubler sur cet axe, l'automobiliste pourrait être moins impatient par la suite.
D'ABORD CHÂTENOIS
Par ailleurs, les difficultés liées au choix du tracé, donnaient aux élus du fond de la vallée, le temps de se mettre d'accord, Guy Naudo, conseiller général, y veillait. Les élus du Val d'Argent ont-ils bien fait de passer la main à Châtenois où le tracé reste un objet de discorde ? Rappelons qu'en 1995, on pensait que ce tracé serait choisi en 1996, que les travaux pouvait démarrer en... 1998 pour s'achever en l'an 2000. Ce débat a pris une nouvelle dimension depuis l'accident mortel du 7 juillet dernier (deux morts et un blessé grave). A l'initiative du père de l'une des victimes, des utilisateurs de la route se sont mêlés au débat pour demander, d'urgence, des travaux de sécurité sur cet itinéraire, faire pression et lever les obstacles qui amènent l'Etat à reporter la dépense. Leur démarche n'est sans doute pas étrangère aux interventions récentes d'élus au ministère. Christian Pierret de Saint-Dié et Jean-Pierre Beaumler de Thann ont notamment transmis la réponse de Jean-Claude Gayssot répondant à leur courrier. Davantage concerné, Marc Dumoulin, député de la circonscription, qui avait sollicité un rendez-vous en juillet dernier, a été reçu au ministère le 15 septembre. De cet entretien, il est revenu avec la conviction que le ministère considère la RN 59 comme un axe prioritaire en terme d'aménagement, que le contournement de Châtenois est prioritaire « à condition qu'il y ait un consensus sur le tracé », que la Direction des routes pense être en mesure de trouver ce consensus.
LE CONSENSUS
Qu'en sera-t-il de la portion de route entre Lièpvre et Val de Villé beaucoup moins fréquentée que la partie Val de Villé - Sélestat ? « On aurait pu imaginer, suggérait Marc Dumoulin vendredi dernier, une seule Déclaration d'Utilité Publique (DUP) pour l'ensemble de l'axe de circulation ». Cette solution serait encouragée par une mobilisation des élus soutenus par l'opinion publique, notamment par les entrepreneurs installés sur l'axe Val de Villé, Sainte-Marie-aux-Mines. Le rasssemblement de vendredi soir à Lièpvre sera un indicateur intéressant de la capacité de rassembler et de la détermination des usagers. Une dynamique ainsi créée faciliterait sans doute l'inscription du projet Lièpvre, Val de Villé dans le prochain contrat de plan d'Etat-Région même si il est question de 240 millions de francs cet investissement pèse lourd. Le ministère des transports n'y est pas opposé mais, pour l'instant, ne prend pas d'engagement. Le désaccord entre élus de La Vancelle et du Val d'Argent sur le choix du tracé hypothèque pour l'instant ce dossier qui, en cas de consensus permettrait d'engager le processus dès l'an 2000. Faut-il aussi revendiquer d'urgence des aménagements, par exemple des aires de dépassements sur la RN actuelle ? Les usagers le souhaitent mais il paraît probable que les élus restent réservés. Ces derniers sont mobilisés pour le projet de route nouvelle, l'aménagement du carrefour du Bois l'Abbesse étant réalisé prochainement. Tant que le contrat de plan ne sera pas négocié, ils pourraient craindre que ces « travaux sécurité » n'entraînent un aménagement sur site. D'autres travaux de sécurité s'imposeront vraisemblablement du côté de La Vancelle-Gare ou dans les Virages entre Bois l'Abbesse et Lièpvre. En attendant, les retards pris par ces chantiers n'améliorent en rien la sécurité de la RN 59 et portent préjudices au développement des communes et des entreprises du Val d'Argent.











