Dans le sillage du CNPF devenu Medef, l'Association interprofessionnelle monte au créneau.
L'ASSOCIATION interprofessionnelle était adhérente du Conseil national du patronat français. Le CNPF devenant aujourd'hui le Medef, l'AI plonge avec enthousiasme dans le Mouvement des entreprises de France.
De retour de Strasbourg où il assistait mardi à la cérémonie de baptême du Medef, Michel Vieilard a présenté hier la nouvelle stratégie de l'AI dont il est le président. La mutation engagée par le CNPF lui plaît, tout comme le nouveau logo du Mouvement des entreprises de France. « Aux côtés des couleurs de la France et de l'Europe, les trois visages représentent les trois piliers de l'entreprise : le chef d'entreprise, le salarié et l'actionnaire ou, en d'autres termes, le manager, le collaborateur et le partenaire », explique-t-il.
AVERTISSEMENT
« Si l'optimisme des chefs d'entreprise francs-comtois demeure dans la mesure où les plans de commandes sont remplis, on assiste à un léger tassement. Je crains que la croissance ne soit pas aussi importante en 1999 que le prévoit le ministre Dominique Strauss-Kahn », affirme Michel Vieillard qui souligne que « les créations d'entreprises ont baissé de 15 % en 1997. » Le patron de l'AI reprend les thèmes développés la veille par Ernest-Antoine Seillière en matière de priorités pour les entreprises : investir, innover, harmoniser, éduquer et former (Le Pays d'hier). L'avertissement est clair : « Nous nous opposerons sans réserve aux mesures défavorables à l'entreprise et à notre économie régionale engagée dans une concurrence mondiale sans merci pour appuyer celles qui favorisent la croissance », assure Michel Vieillard qui attend « un recentrage de l'État et des pouvoirs publics sur leurs missions essentielles et leur désengagement complet du secteur concurrentiel ».
35 HEURES : « MAUVAISE LOI »
Le dossier de la réduction du temps de travail et notamment les 35 heures sont toujours dans le collimateur de l'organisation patronale. Si le président de l'AI est hostile à cette mesure, Michel Vieillard a accepté, dans l'entreprise Les Forges de Saint-Hippolyte dont il est le P-dg, la signature d'un accord sur la rédution du plan de travail. « Certaines entreprises peuvent avoir intérêt à signer », assure-t-il avant d'expliquer qu'aux Forges de Saint-Hippolyte, « un certain nombre d'efforts ont été faits des deux côtés et une aide de l'État a été possible. Mais chaque usine est un cas particulier. Les premiers résultats montrent la complexité du système. Ce n'est pas intéressant pour toutes les entreprises. Maintenant, la loi est votée et on l'applique. Mais nous cherchons, dans les accords de branches ou au sein des entreprises, à effacer les aspects pervers de cette loi », reconnaît Michel Vieillard. Si le CNPF est devenu Medef, l'AI reste l'AI.
Michel Vieillard présente le nouveau logo du Medef.











