LA délinquance des enfants n'est pas un phénomène nouveau. Il y a quelques décennies, il existait des maisons de correction qu'on appelait aussi centres de redressement. Régulièrement, lors des recrudescences de violences urbaines impliquant des mineurs, des politiciens de droite comme de gauche parlent à nouveau d'instituer des foyers éducatifs fermés, d'où les mineurs délinquants ne pourraient pas fuguer aussitôt après y avoir été placés. Le meilleur moyen pour prévenir la délinquance juvénile reste encore l'éducation et l'apprentissage des règles de la vie en société. Mais ce rôle-là n'échoit pas seulement aux instituteurs, professeurs, magistrats pour enfants, éducateurs et autres assistants sociaux. Il est d'abord celui des parents. Dans la vie, tout est une question de mesure et il n'y a pas de panacée : il y a des différences à faire entre une gifle à un effronté et des violences à enfant. Comme disait récemment un éducateur, là où quelque chose ne va plus, c'est quand des parents qui ne s'occupent plus de leur enfant déposent plainte contre un maître d'école qui lui a administré la « baffe » qu'il méritait.











