Encore jamais la natation alsacienne n'a eu autant de candidats olympiques... Mais au regard du temps, ils ne sont pas trop nombreux à prétendre au rendez-vous continental, à Istanbul, passage obligé pour Sydney.
ENTRE la tempête qui secoue la SN Strasbourg, marquée par la démission de son président Jean-Daniel Moussay, et le bon temps que s'offre le Mulhouse ON, actuellement en Martinique, il y a une toile de fond commune : les Jeux Olympiques de l'an 2000.
Ils sont sept ou huit Mulhousiens à figurer au sein du collectif olympique créé par le MON... Mais de toute évidence, il y aura plus de porteurs d'eau que d'heureux qualifiés ! En effet, dans la perspective des JO, la direction technique nationale de la Fédération Française de Natation a établi les temps de qualification pour les Championnats d'Europe (du 26 juillet au 1er août à Istanbul 1999). Or, ce rendez-vous continental sera le passage obligé des prétendants au voyage australien. Un rendez-vous pour lequel Ingrid Bouré de Melun, la concurrente directe de Laetitia Choux sur 200 et 400 m, le Strasbourgeois Sylvain Cros et le Mulhousien Sébastien Muff, qui ont tous pris leurs distances avec le collectif de l'équipe de France pour s'entraîner à leur convenance en club, n'auront pas la moindre circonstance atténuante en cas d'échec. Ces deux derniers, respectivement au 1500 m nage libre et au 100 m brasse, ont déjà accompli cette année les minimas continentaux qu'il faudra réaliser lors des prochaines échéances nationales. A ce titre, ils constituent les deux meilleures chances alsaciennes, chez les messieurs, que seule une progression fulgurante du demi-fond alsacien pourra contester. Mais compte tenu de leur jeune âge, Nicolas Rostoucher (4e meilleur temps français du 400 m en 1998 avec 3'59''44, à six secondes de la qualification européenne), voire Yannick Rieg et Guy Noël Schmitt, manqueront de temps pour pouvoir en perdre à court terme.
DÉSERT FÉMININ
Roxana Maracineanu, Karine Bremond et Nadège Cliton sont aujourd'hui les trois « art-buste » qui masquent la forêt... La natation féminine française n'a pas encore trouvé de remplaçantes à Catherine Plewinski, Cécile Prunier ou Pascaline Louvrier. Ce qui permet entre autres à Marjorie Distel de toujours figurer dans le carré d'as 98 sur 100 et 200 m brasse. D'ores et déjà sélectionnée pour les championnats d'Europe en petit bassin (du 11 au 13 décembre 1998 à Sheffield), l'Obernoise aura, toutefois, plus d'une seconde et demie à « gratter » rien que sur 100 m pour obtenir son billet pour le grand bain turc. La championne du monde en titre, Roxana Maracineanu, a de la marge en dos et Laetitia Choux est dans les temps sur 400 m. Quant à Aurore Mongel, quatrième temps français de l'année au 100 m papillon 1'04''30 (à cinq centièmes du record d'Alsace de Roxana Marcineanu), elle est malheureusement à près de trois secondes du minima qualificatif pour Istanbul. Aurore symbolise parfaitement cette natation alsacienne compétitive au sein de l'élite nationale mais dont les premières lueurs ne lui permettent pas encore de briller sur le continent.
Le Mulhousien Stephane Meyer figure dans le top 10 français du papillon mais surtout il est à moins de deux secondes du temps de qualification pour les championnats d'Europe. Un grand écart qui est minime par rapport à d'autres.
(Photo « L'ALSACE » - C.E.)
Marjorie Distel d'Obernai figure toujours parmi les quatre meilleures brasseuses françaises sur 100 et 200 m. A défaut des championnats d'Europe sur 50 m, elle sera présente au rendez-vous continental en petit bain à Sheffield.
(Photo « L'ALSACE » - C.E.)











