Le nouveau chef de la diplomatie allemande, Joschka Fischer, a déclaré hier soir que l'alternance politique dans son pays constituait « une chance » pour renforcer « la dimension culturelle » en Europe à l'occasion de la présidence allemande de l'Union européenne qui débute le 1er janvier. « L'aspect culturel auquel il faut donner une dimension nouvelle marque la priorité accordée par le gouvernement (allemand) à toutes ces questions et à la coordination de la politique culturelle au niveau européen », a déclaré M. Fisher lors d'un point de presse, à l'issue de sa rencontre avec le président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, Jack Lang. « Tout cela est une chance de renforcer la dimension culturelle de notre prochaine présidence de l'Union européenne », a poursuivi le ministre allemand. Il avait notamment abordé avec M. Lang « le processus d'intégration européenne pour les jeunes » et « l'importance de l'enseignement des langues vivantes dès le plus jeune âge » en Europe. M. Lang a pour sa part salué la visite de M. Fischer comme un « geste amical » à l'égard de la commission des Affaires étrangères et à l'égard de l'Assemblée nationale française. « Nous sentons depuis quelques jours souffler à Bonn un air nouveau, un esprit neuf (...), partout en Europe on a besoin de tourner le dos à la diplomatie de papa. La prise en compte des questions des droits de l'Homme, du droit du sol et de la relance de la politique européenne nous réchauffent le coeur », a assuré l'ancien ministre de la Culture. Il a enfin invité M. Fischer, qui l'a accepté, à venir s'exprimer devant les députés français en janvier pour exposer la politique de la présidence allemande.











