Christian Gelen, journaliste et écrivain est mort subitement dimanche soir à l'âge de 60 ans, à Paris. Son dernier essai « Les casseurs de la République » est un ouvrage extrêmement important au moment où tant de « décideurs », démunis de convictions authentiquement républicaines, abdiquent les responsabilités que le peuple leur a transmises. On retrouvait le même souci de salubrité publique dans « La France éclatée ou les reculades de la République». La République, Christian Gelen voulait la préserver, la sauver de l'idéologie communautaire à l'anglo-saxonne. Il affirmait que « sous les septennats de Giscard d'Estaing et de François Mitterrand, les pouvoirs publics n'avaient rien fait pour défendre les valeurs républicaines». Ce chercheur qui refusait les constats bêlants des tenants de la pensée unique, ne pratiquait évidemment pas la langue de bois, tout en ne se départissant jamais d'une parfaite correction. Il était souvent venu dans la région pour faire des conférences, notamment dans le cadre des Colloques républicains de Mulhouse. Auprès de ceux qui l'ont apprécié, il laisse d'unanimes regrets.











