Qu'est-il passé par la tête de ce jeune homme ce matin de février ? En partant au lycée professionnel de Grand-Charmont, il a glissé une bouteille d'essence dans son cartable. A la récréation, il a mis le feu au toilettes du sous-sol de l'établissement. Pas vraiment discrètement d'ailleurs puisque lorsqu'il a précipitamment rejoint ses camarades dans la cour, ses cheveux étaient en feu. La relation entre les deux faits a été vite faite. A peine le feu -heureusement sans conséquence sérieuse- était-il éteint que l'incendiaire était interpellé. Un garçon pourtant équilibré, pas vraiment rebelle. Exclu du lycée après cet acte, il est parvenu à terminer sa scolarité dans un établissement extérieur au pays de Montbéliard. Depuis, il travaille. « Il est inadmissible qu'alors que les lycéens descendent dans la rue pour réclamer des locaux, d'autres s'amusent à les dégrader, affirme le substitut Cousinard dans son réquisitoire. Dégrader l'établissement dans lequel on est scolarisé, c'est se punir soi-même.» Il semble que le jeune homme l'ai parfaitement compris puisque, avant même de comparaître devant le tribunal, il avait réparé les dégâts qu'il avait occasionné. Il a toutefois été condamné à 80 heures de travail d'intérêt général.











