Arrivé au BAUHB en début de saison, Philippe Motte dresse aujourd'hui un bilan sans concession. Si les Belfortains ont les capacités techniques pour se maintenir, il leur faut améliorer le mental.
ENTRAINEUR à plein temps à la Falaise, son précédent club, Philippe Motte a pourtant décidé de tenter le pari belfortain à l'intersaison. Aujourd'hui, sur les toits du centre de formation sochalien où son métier de couvreur l'amène, le coach belfortain n'a pourtant guère le loisir de perdre de sa concentration. Dans son job, comme dans la vie, la rigueur est un maître-mot. Cela dit, Philippe Motte espère que sa situation va rapidement s'améliorer et que dans un avenir proche, il pourra se consacrer à 100 % au handball dans une ville où il se sent parfaitement intégré.
Après des débuts tonitruants face à Dijon, le BAUHB a pourtant refroidi l'ardeur de ses supporters, mais aussi de ses dirigeants. Aujourd'hui, après quatre défaites consécutives, l'heure est venue d'enrayer la spirale de la défaite : « Certes, ces derniers temps, nous avons affronté de grosses cylindrées et il ne faut donc pas tout remettre en question »avoue le coach de la Cité du Lion, « Pourtant, j'estime que le BAUHB a les capacités pour tenir un rôle intéressant dans cette poule de N1. Malheureusement, on n'arrive pas à les exploiter, car les gars n'ont pas un mental de joueurs de N1. Ils ne parviennent pas à se remettre en question rapidement. Si nous menons au score, tout va bien, mais dès que nous sommes dans le creux, c'est le creux jusqu'au bout, comme à Nancy par exemple. C'est l'oubli des consignes, le chacun pour soit et la catastrophe à l'arrivée.»
UNE SEMAINE DECISIVE
Sans vouloir tirer précipitamment la sonnette d'alarme, Philippe Motte et son alter ego, Philippe Rouvre ont mis cependant, certaines choses au point, lundi soir à l'entraînement. Les deux responsables techniques belfortains n'ont en effet guère apprécié la prestation lorraine du week-end dernier : « En N1, les erreurs se paient cash, car tout va plus vite. Il faut donc changer les mentalités. Dès lundi, nous avons réuni le groupe pour exprimer clairement notre point de vue : cette semaine, certains garçons vont jouer leur tête au niveau de la N1. Je préfère évoluer avec sept ou huit joueurs qui ont faim, plutôt que disposer d'un groupe de douze sans ressort. Je ne sais pas si la victoire contre Dijon (38-23) a été trop facile à obtenir, mais en tous les cas, des gars ne se battent plus sur le terrain.» La venue de l'ASCA.Wittelsheim, dimanche à Benoit-Frachon (16 h.) s'assimile donc à un premier tournant du championnat : « Entre guillemets, les Alsaciens sont plus faibles que nos derniers rivaux. Mais attention. On sait que l'ASCA est une équipe de battants, qui ne renonce jamais. Dans notre salle, nous serons dos au mur, car si nous prenons une baffe, je crois que l'équipe aura du mal à s'en remettre. C'est donc un match difficile mentalement qui nous attend, et c'est pourquoi, j'espère assister à une réaction d'orgueil de la part de mes hommes.»
LES RENCONTRES
NATIONALE 1 MASCULINE
Dijon-Valence Grenoble-Beaune Belfort-Wittelsheim Mulhouse-Thionville Folschviller-Nancy Hayange-Fréjus Saint-Raphael-Metz
NATIONALE 2 MASCULINE
Lyon-Dieulouard Nancy-Saint-Priest AS.Strasbourg-Bois-Colombes Bobigny-Neuhof La Famille-Chalon Marsannay-Morteau Sedan-Colmar
NATIONALE 3 MASCULINE Poule 5
PTT.Mulhouse-Chambly Forbach-Plobsheim Pontarlier-Sucy L'Hay les Roses-S.Metz Bouzonville-Villemonble Epernay-Illkirch Truchstersheim-ESB
Poule 6
Tremblay-Selestat Reichstett-Thiais Lure-Semur Chevigny-Saint Dizier Sainte Maure-Soultz Saint Michel-Torcy Longvic-Vesoul
DIVISION 1 FEMININE
Bethune-Bondy Dijon-Bouillargues Issy les Moulineaux-PTT.Metz Lyon-Mios ESB-Nimes
NATIONALE 1 FEMININE
Reichstett-Achenheim Vesoul-Arras Yutrz-ESB PTT.Metz-Colombes Pontarlier-Villemonble Aubervilliers-Courcelles
NATIONALE 2 FEMININE
Sainbt Julien-Montluel Vercel-Stade Clermontois Saint Vit-Maiche Saint Genis-Macon Auxerre-Saint Priest Noisy le Grand-Vaires
Philippe Motte a mis ses joueurs au pied du mur avant la venue de l'ASCA Wittelsheim, dimanche à Benoit-Frachon.
(Photo « LE PAYS » - B.B.)











