La maison de l'information sur la formation et l'emploi ouvrira ses portes au public en février. Le préfet a visité le bâtiment en travaux de la première cité des métiers de province.
Le préfet, Gonthier Friedérici, a visité hier après-midi le chantier de la maison de l'information sur la formation et l'emploi (MIFE), rue de Madrid, dans le quartier des résidences. Les travaux débutés en décembre 1997 seront terminés fin novembre et début février, la MIFE sera ouverte au public. « Le but est de permettre à tout habitant du Territoire de trouver en un même lieu des informations sur l'emploi, la formation, et la création d'entreprises », précise Etienne Petitmengin, directeur de la MIFE. Initié par le conseil général et la ville de Belfort, le projet, dont le coût est évalué à près de 13,4 millions, est financé par les deux collectivité, le conseil régional et l'État. La MIFE sera la première cité des métiers, opérationnelles en province. Elle jouera le même rôle que son homologue parisien qui existe depuis cinq ans, au sein de la cité des sciences et de l'industrie.
1800 M² AU SERVICE DE L'EMPLOI
Les façades entièrement vitrées se dressent déjà aux abords du centre des jeunes travailleurs. À la fin des travaux, le public découvrira un bâtiment sur quatre étages, entièrement vitré, d'environ 1800 m². La MIFE abritera une dizaine d'organismes spécialisés dans l'emploi et la formation. Certains s'adressent à des publics ciblés comme la mission départemental des jeunes, et le bureau d'information sur l'emploi des femmes. Mais d'autres, sont plus généralistes, comme le centre d'aide à la décision de la chambre des métiers, le centre interinstitutionnel des bilans de Compétences et la délégation du conseil régional en matière de formation. Un observatoire départemental Emploi formation aura pour mission de mener des études sur l'emploi. Toute personne en quête d'information sur le sujet pourra consulter une banque de données dans un centre de ressources documentaires.
« PAS VOCATION DE REMPLACER L'ANPE »
Près de quarante personnes travailleront au sein de la MIFE, dont deux emplois jeunes spécialement embauchés. « Nous n'avons pas la vocation de remplacer l'ANPE, précise Francine Landbeck, chargée de l'administration de la MIFE. Nous ne proposons pas d'emploi, mais donnons des conseils aux jeunes en quête de formation, aux femmes désireuses de se remettre au travail après un accouchement, aux RMIstes ou, entre autres, auxfutures créateurs d'entreprise». Comme elle l'indique, concentrer différents organismes en un seul lieu c'est « éviter que les gens se perdent dans les méandres de l'insertion».
Le préfet a visité hier le chantier de la future maison de l'information sur la formation et l'emploi.











