Après le succès de Raft et trois albums en solo, Pierre Schott a concocté en solitaire « Le milieu du grand nulle part », en dix morceaux dont un instrumental rituel. Trompettiste autodidacte depuis l'âge de douze ans, Pierre Schott savait que tôt ou tard, les « souffleux » apparaîtraient dans ses albums ; c'est chose faite. Il en fait un usage aussi mesuré que de l'accordéon ou du dobro, et l'éclat cuivré réhausse l'indolence de fond. On songe aux enterrements New Orléans, au high life, qui sait quel ska afro-caribéen... Ainsi, au rythme de sons reggae, les chansons de Pierre Schott se balancent entre l'Alsace, où il se sent si bien, et les pays lointains, où il aime voyager. Le vabagondage peut se pousser jusqu'en Ouganda, où se contenter, entre « lumière de Toscane » et « parfum de glycine », de « longer la rivière ». Flânerie reggae-blues, du Rhin au Gabon, de « chaise en bambou » en « chaise en toile », Pierre Schott nous livre un beau moment de vie... A 20 h 30 au Cheval Blanc à Schiltigheim.











