Formidable succès pour la première exposition organisée par la société mycologique du Centre-Alsace et le centre socioculturel. Mobilisation générale des connaisseurs et des nouveaux cueilleurs.
DES CENTAINES de mycologues, mycophiles ou mycophages se sont retrouvés, dimanche dernier, dans la salle des fêtes de Sainte-Croix-aux-Mines à l'occasion d'une exposition de champignons placée sous l'égide du centre socioculturel mais merveilleusement préparée et organisée par la Société mycologique du Centre-Alsace de Sélestat (SMCA). Depuis 10 h du matin jusqu'à la nuit tombante, les connaisseurs, les amateurs ou les profanes ont tourné autour des tables où s'épanouissaient, grandeur nature, plus de 300 sortes d'espèces de champignons, parfaitement étiquetées, plantées dans des tapis de mousse avec une artistique délicatesse. Les habitants du Val d'Argent étaient au rendez-vous et même leurs élus mais, parmi les visiteurs, des spécialistes ou des curieux venus des quatre coins de la région. Dans l'après-midi, le parking de la rue de la Gare jusqu'à celle de la Warthe était complet. Nous n'allons pas vous faire un inventaire encyclopédique de tous les spécimens présentés ni plagier l'atlas des champignons et bien d'autres ouvrages qui étaient d'ailleurs présentés à l'exposition. Les définitions qui accompagnaient toutes les « sortes » étaient claires et bien étudiées, accompagnées de cercles colorés, comme au feu rouge, verts, comestibles, rouges, vénéneux, roses sans intérêt ou, tout simplement mortels quand une tête, du même acabit, apparaît. Surtout, ne pas confondre. Il y a d'étranges ressemblances entre les « bons » et les « mauvais », mis entre parenthèses, ceux qui n'ont pas d'intérêt culinaire quand le lactaire délicieux devient âcre et que le bolet devient amer avant d'être satan.
AMBIANCE FEUTRÉE
Etonnant, ce calme qui régnait dans cette vaste salle et ces concertations discrètes qui ressemblaient à des confidences. On se serait cru dans une galerie de peintures où l'on ne touche pas aux oeuvres exposées, peut-être, une fois où l'autre, du bout des doigts, pour voir si « c'était des vrais ou des faux ». Pour tapisser la salle et entourer les tables d'exposition, des panneaux explicatifs, des références à la nature, la présence des Brigades vertes et celle des bûcherons du lycée professionnel de Sainte-Marie-aux-Mines, sans oublier l'Office national des forêts, avec un clin d'oeil aux apiculteurs qui, grâce à leur miel de sapin permettaient de terminer la soirée en douceur.
Les visiteurs ont reçu une vraie leçon de botanique.











