L'AS Hochstatt qui élimine le FC Habsheim en Coupe d'Alsace, c'est un peu comme si l'ASIM sortait l'OM en Coupe de France. Cinq divisions d'écart, en sport, c'est un sacré fossé. Et il ne faut pas avoir froid aux yeux pour le combler. « Notre entraîneur Dominique Merimeche avait mis au point une tactique défensive qui a parfaitement réussi, racontait hier le capitaine Thierry Kayser, stoppeur d'expérience qui tient la baraque, derrière, depuis sept ans maintenant. Et nous avons fait un bon match...» La qualification est une chose, la grande satisfaction une autre. « Ce qui m'a surtout plu, dans cette rencontre, continue le capitaine hochstattois, c'est l'excellent état d'esprit dans lequel elle s'est déroulée. Il n'y a pas eu le moindre mauvais geste tout au long des cent vingt minutes de jeu. Et à la fin, les Habsheimois nous ont tout simplement félicités pour notre victoire. Ça, c'était vraiment sport!» Une belle mentalité que les joueurs locaux ont d'autant plus appréciée qu'ils se retrouvent régulièrement un peu esseulés au stade aménagé sur les hauteurs du village. « L'ambiance n'est plus la même depuis que l'on a quitté l'ancien terrain, le long de la route de Mulhouse. Là-haut, on a une belle pelouse, mais il y a toujours du vent et même dimanche, pour la venue de Habsheim, il n'y avait guère qu'une vingtaine de spectateurs...» Il manque bien sûr le lieu de rencontre où ces derniers auraient pu se retrouver pour fêter dignement cette formidable victoire. « Nous n'en sommes que plus heureux d'être en tête du challenge de « L'Alsace », avoue Thierry Kayser.C'est une belle récompense pour la poignée de dirigeants qui nous soutiennent et qui font vivre le club.» Ne reste plus qu'à espérer que cette brillante qualification en Coupe d'Alsace serve de déclic pour remettre l'équipe sur les bons rails en championnat. « Nous galérons depuis deux ans pour ressortir de la division 3, avoue le capitaine d'une AS Hochstatt qui a déjà été bien mieux lotie, par le passé. Si tout le monde est motivé comme dimanche, ça devrait finir par marcher.» Quand on garde le moral, il n'y a aucune raison d'en douter.











