ÇA COINCE
En sport comme partout, on ne peut pas gagner à tous les coups. Et même si l'échec est régulièrement au rendez-vous, il n'y a pas de raison de se prendre le chou... Philippe Juncker, entraîneur d'un FCM handball qui vient d'essuyer son quatrième échec en quatre matches, en Nationale 1 : « Si ça coince chez nous ? D'après le classement oui ! Autrement, je ne sais pas. Je ne me pose pas la question comme cela. Mais je m'en pose beaucoup d'autres, de questions. C'est vrai qu'on a du mal à partir, dans ce championnat. Et que l'équipe manque de réalisme. C'est peut-être un problème différent pour chacun des joueurs. Ceci dit, on a démarré avec deux matches difficiles, puis un derby qui ne l'était pas moins. On a bien essayé de faire le vide et de retrouver confiance après la défaite contre l'ASCA. Et on a bien travaillé à l'entraînement. Cela n'a pourtant pas été suivi d'effet contre Valence, samedi soir, au Palais des sports de Mulhouse. C'est évident qu'il nous faudrait un déclic, mais il ne viendra pas tout seul. On va avoir à travailler dur pour cela.» La situation est grave, mais pas désespérée. « On souhaitait bien sûr un meilleur départ. Ne serait-ce que pour faire mieux que la saison passée, où nous avions fini 7es. L'année dernière, justement, on avait aussi mal débuté. La montée en puissance était venue vers la fin des matches aller. Pour le moment, je suis déçu. Mais ce championnat débute à peine. Même si ce sera encore bien difficile le week-end prochain à Beaune, qui est dans la même situation que nous, j'espère fermement que nous allons finir par y briller.» Gaby Klem, président de la section compétition de l'Union Cycliste de Lutterbach qui vient d'annoncer l'annulation de son cyclo-cross international prévu en janvier prochain : « Cela aurait été notre vingtième édition et nous aurions aimé offrir quelque chose de chouette à tous ceux qui aiment le vélo. Mais ce n'est plus possible. La concurrence est telle et les règlements de l'Union Cycliste Internationale si contraignants qu'il ne nous restait plus qu'à renoncer à la date prévue. C'est d'autant plus navrant que les organisateurs suisses qui sont confrontés aux mêmes problèmes que nous les solutionnent tout simplement en payant les amendes prévues pour leurs infractions. Nous, on ne veut pas s'engager dans cette voie-là. En réalité, le règlement ne pénalise que ceux qui ne peuvent pas payer. De plus, nos efforts pour faire rayonner le cyclisme dans la région ne sont pas reconnus par les instances supérieures. Dans le bulletin officiel du Comité d'Alsace de la FFC, le président régional nous a même gratifié d'un éditorial assassin au sujet du Critérium international du Journal « L'Alsace », dans l'organisation duquel l'UCL est également très fortement impliquée. Il ne faut sans doute plus rien faire pour que l'on s'aperçoive que l'on avait existé.» Rien faire n'est justement pas le fort d'un président aussi dynamique. « J'ai ma petite idée pour décoincer la situation. Cette 20e édition, nous allons peut-être quand même l'organiser en 1999, mais... pour le compte de la saison prochaine. Au lieu du 24 janvier comme prévu, elle pourrait avoir lieu en novembre de la même année, qui sait...»











