C'EST un nomade's land qui s'est constitué depuis quelques années maintenant au bout de la rue de Bâle, sur un terrain du quai d'Alger. La décision de réaménagement de ce campement dans des conditions sanitaires plus décentes et avec un accompagnement social renforcé relevait de l'urgence. Certains l'ont compris, comme Bernard Stoessel votant avec la majorité municipale cette délibération à caractère avant tout « humanitaire». D'autres comme le Front national y ont trouvé une nouvelle occasion de développer des amalgames aussi fallacieux qu'inacceptables. Mais ces mesures ne sont que provisoires. Pourra-t-on imposer à des familles dont la culture est celle des gens du voyage une socialisation plus intégrée ? Pourra-t-on se garantir contre l'afflux de nouveaux arrivants sur ce site devenu plus accueillant ? C'est à l'ensemble des autorités, y compris à l'Etat, de trouver les réponses adaptées.











