Médecin d'Agen et de l'équipe de France, Thierry Hermerel estime que, dans la mêlée aussi, le dopage est d'actualité.
Le médecin du XV de France, Thierry Hermerel, a déclaré, dimanche soir, que « le dopage est un réel problème actuellement pour tous les médecins sportifs et le monde du rugby n'y échappe pas». Interrogé dans l'émission « Rugby club » de Sud Radio, M. Hermerel, également médecin de l'équipe d'Agen, a pris comme exemple« la créatine, qui n'est pas un produit interdit » et qui serait utilisée, selon lui, par des joueurs de haut niveau. Questionné sur l'utilisation de créatine par des joueurs de l'équipe de France, le Dr Hermerel a affirmé : « Je suis au courant. C'est pour cela que je m'inquiète sur le sujet et que j'essaie d'informer les gens». « Je ne peux pas l'interdire » a-t-il souligné. Pour ce praticien qui souhaite que « la créatine soit inscrite à la liste des produits dopants », « cette substance a été mise en cause dans le décès de trois lutteurs américains». « En Angleterre, des cas d'insuffisances rénales néphrites et néphropathies, à la suite de la prise de créatine ont été révélés » a indiqué Thierry Hermerel. « La dynamique de dopage qu'implique la créatine me pousse à croire qu'il ne faut pas jouer aux apprentis-sorciers et interdire cette substance » a ajouté M. Hermerel. Le médecin a alerté « le ministère de la Jeunesse et des Sports sur ce dossier, qui est actuellement à l'étude». « On ne connaît pas l'origine véritable du produit, qui peut être d'origine végétale ou animale » a précisé le docteur du XV de France. Dans ce dernier cas, « cela peut être de la farine ou des abats et cela peut dire aussi maladie de la vache folle », transmissible à l'homme. En outre, « la créatine peut être associée à des protéines ou autres produits, c'est-à-dire à des substances dopantes du type amphétamines » a-t-il remarqué. Interrogé sur l'utilisation d'EPO (erythropoétine) par les rugbymen, M. Hermerel a indiqué qu'il n'avait« pas eu connaissance de cas». « Il faut cependant être vigilant » a-t-il souligné. « La liste des produits dopants évolue très lentement » a conclu le Dr Hermerel.











