RÉACTIONS
A la suite du mouvement du lycée Follereau de jeudi dernier, le SGEN-CFDT de la cité technique fait observer que « depuis longtemps, des travaux devaient être effectués. Cette année, enfin, des aménagements d'envergure sont engagés aux ateliers. Mais un mois après la rentrée des élèves, on constate : l'impossibilité d'assurer les cours pratiques, des machines déplacées, entassées dans des espaces délimités par des rubans, non-conformes aux règles de sécurité, des cours pratiques transformés en cours théoriques...», explique le syndicat. « Nous sommes bien conscients que des travaux dans une cité scolaire engendrent inévitablement des inconvénients. Mais nous affirmons qu'ils pouvaient être minimisés par une concertation préalable entre les personnels, la direction de l'établissement et la Région, maître d'ouvrage.» Le syndicat Sud de Franche-Comté se félicite du mouvement et informe tous les personnels de l'Education nationale que sa fédération a déposé un préavis de grève nationale pour le mardi 13 pour leur permettre de se joindre aux jeunes. Les revendications de Sud concernent la baisse immédiate des effectifs par classe, la création de tous les postes ATOS (agents techniques) et enseignants nécessaires, des conditions d'accueil et d'études décentes pour tous les élèves, le respect des droits démocratiques des lycéens. Beaucoup plus modérés, les parents d'élèves de la PEEP affirment comprendre le mouvement des lycéens lorsqu'il s'agit de problèmes d'emploi du temps ou de travaux dans les bâtiments d'enseignement mais n'apprécient pas « les dérapages provoqués par des éléments extérieurs au mouvement. Le ministre a pris conscience du mécontentement. Maintenant, il faut laisser du temps au temps », a noté Régis Ostertag, président départemental de la PEEP.











