LES réseaux de l'immigration clandestine exploitent avant tout la misère humaine et les détresses nées des déséquilibres géopolitiques. Ici, ils contribuent aussi à l'insécurité, au trafic de drogue, et fragilisent l'économie.
Avant la création de la brigade mobile de recherche en février 1996 au sein de la DDCILEC du Haut-Rhin, il n'y avait dans le département aucune véritable structure spécifiquement vouée à lutter contre ces filières. Jusqu'en début de cette année, ces flics spécialisés, qui ont une solide expérience des enquêtes judiciaires, étaient basés à Huningue. C'est l'actuel directeur de la DDCILEC, le commissaire Guy Le Queux, qui a tenu à juste titre d'implanter la BMR à Mulhouse où l'immigration clandestine est la plus forte et où se trouvent les relais des diverses filières. Cette implantation a été permise grâce à la Ville de Mulhouse qui a mis gracieusement, pour l'instant, à disposition de la brigade la villa de l'ancien site Manurhin, au 10, rue de Soultz à Bourtzwiller. Là, les 18 fonctionnaires de l'unité disposent de bureaux spacieux, qu'ils ont eux-mêmes rénovés avant leur installation, et de moyens techniques efficaces. Aujourd'hui, la BMR, qui a une vocation départementale, réalise près de 90 % de ses affaires dans la région mulhousienne. Et en quelques mois son palmarès des filières démantelées est déjà éloquent.











