Le maire de Lure avait demandé un audit au début de l'année. Le résultat est connu.
Lors de la cérémonie des voeux de la municipalité de Lure, Michel Federspiel était monté au créneau pour affirmer son mécontentement quant au fonctionnement de certains services à la mairie. Des déclarations, le premier magistrat est passé aux actes en demandant un audit dans les semaines suivantes. Vendredi, le maire a rendu compte auprès du personnel avant d'informer les élus. « Cet audit a été réalisé pour faire un diagnostic des services de la collectivité locale sans directives particulières », explique M. Federspiel. « L'objectif est tout simplement de rendre le service public plus performant ; ce qui ne veut pas dire que tout va mal », s'empresse-t-il d'ajouter. « Il s'agit en fait que le personnel ait le meilleur rendement possible». L'audit a été confié au cabinet Iriss de Belfort pour une somme de 90.000 francs. Un groupe de pilotage composé de cadres, d'élus et de responsables syndicaux a été constitué pour le suivi. Différentes étapes ont jalonné cette demande d'informations et plus récemment, les observations faites par le cabinet ont été validées. « L'audit n'était pas dirigé contre des personnes en particulier. J'ai simplement voulu que le système de fonctionnement des services suive une logique de modernisation desdits services. Des orientations ont été données et des groupes de travail ont été constitués pour les appliquer.» Des dissensions avaient été remarquées il y a quelques mois et nul ne doute que le maire a voulu clarifier certaines situations : « C'est vrai qu'il doit y avoir une certaine remise en question de certaines personnes. Mais cela va dans le sens d'une évolution normale de n'importe quelle entreprise. C'est peut-être encore plus délicat dans une collectivité locale. Il y a des services qui fonctionnent mieux que d'autres. Alors de mauvais rapports s'instaurent parfois entre certaines personnes et on entre presque obligatoirement dans un système de conflit entre des groupes qui se créent.» Concrètement, est-ce-que cela signifie que quelques personnes peuvent être en proie à des sanctions ? « Je crois qu'il faut donner une chance à tout le monde. Je ne suis pas un coupeur de tête. Mais c'est clair, j'ai validé cet audit et je vais donc m'employer à ce que les observations soient appliquées. A l'avenir, si certaines personnes s'opposaient à ces directives, il faudrait bien agir en conséquence.» Et Michel Federspiel de conclure : « Lors de la réunion d'information, vendredi, avec les élus, j'estime que le climat a été constructif ». C'est bon signe. De ce côté-là.











