Les élus des 27 communes de la communauté urbaine se sont réunis, lundi, pour débattre de la mise en place d'un nouveau contrat d'agglomération.
Le 21 décembre 1990, le conseil de la CUS a approuvé un premier projet d'agglomération, dotant la collectivité d'un cadre pour son développement aux niveaux international, des déplacements, du cadre de vie et de l'environnement ainsi que de la solidarité. En 1998, l'évaluation de ce premier projet a fait apparaître un certain nombre d'erreurs et de dysfonctionnements liés d'une part à un déficit de communication auprès du public et d'autre part à la difficulté de la réalisation des projets lorsque des partenaires extérieurs à la collectivité sont impliqués ou lorsque ces projets ne sont pas associés à des plans d'action. Lundi, à l'invitation de Roland Ries, un certain nombre d'élus des 27 communes de la CUS se sont réunis à l'Illiade pour une séance de travail préliminaire à l'élaboration d'un second projet d'agglomération 1998-2010. Cette réunion, qui constituait une première dans le genre, visait selon le président de la CUS à donner à la communauté urbaine « une véritable dimension de démocratie de proximité». Une démarche favorisée selon lui par le fait que contrairement à ce qui s'était produit lors de la mise en place du premier projet en 1990, les élus ne sont « plus dans le même contexte d'urgence » et peuvent prendre le temps (un an et demi) pour s'appuyer sur « la concertation la plus large et la plus active possible », des élus, des décideurs socioprofessionnels et de l'ensemble des citoyens de l'agglomération.
EMPLOI ET SÉCURITÉ
Grâce à un système interactif (Périclès), les élus ont pu réagir en direct à un certain nombre de questions, relatives aux priorités qu'ils comptent donner au futur projet d'agglomération. Deux tables rondes ont permis de centrer le débat sur les notions de développement durable et de développement international, puis sur les questions de la vie quotidienne et de la cohésion sociale. Parmi les préoccupations des élus, l'emploi et la sécurité qui n'avaient pas été mis particulièrement en avant lors des travaux préparatoires de la réunion, sont apparues prioritaires et ont suscité un débat très politique. Globalement, les participants se sont entendus sur l'idée énoncée par Yves Bur, que le développement durable de l'agglomération ne peut pas se faire sans concertation avec les autres collectivités territoriales (Région, Département). Que ce développement dépend en particulier de l'amélioration des dessertes routière, ferroviaire et aérienne, de l'amélioration de l'accès à la culture et aux nouvelles technologies pour tous, comme l'a souligné l'adjoint au maire strasbourgeois Jean-Claude Richez, ou encore de la réduction de la fracture sociale, un point sur lequel a particulièrement insisté Marie-Hélène Gillig, première vice-présidente de la CUS. Tous ont souligné la nécessité de la transparence de cette démarche et d'une large consultation de la population. Les élus ont également souligné qu'il leur appartiendrait de décider des options de développement pour la CUS. Il reviendra désormais aux membres du comité de pilotage du projet d'agglomération, présidé par la vice-présidente de la CUS, Yveline Meoglen, de tenir compte de ces éléments dans la suite de l'élaboration du contrat.











