Après une première période équilibrée, le BBC a dû laisser filer Estudiantes Madrid vers la victoire. L'apprentissage européen est difficile.
BALLONS bleu et blanc distribués dans les tribunes, offrandes de «fromage comté» aux joueurs espagnols, le BBC avait tenu à marquer le coup pour son entrée dans la compétition européenne. Pour un soir, le club bisontin avait oublié ses petits soucis du moment. Et sur le parquet les répercussions étaient immédiates. L'Estudiantes Madrid et son entraîneur J. Hernandez «qui n'avaient jamais entendu parler de Besançon» se retrouvaient dans les cordes après seulement cinq minutes de jeu (10-3). Le temps pour les Ibériques de refaire une partie de leur retard sous la houlette de l'ex-Parisien A. Rayes (12-11) et le BBC plaçait une seconde accélération, nettement plus impressionnante cette fois. Meeks, le premier, allumait la mèche à trois points, imité dans la minute suivante par Dumas. Deux paniers primés consécutifs bonifiés par une interception et un lay-up de Gizzi, le BBC avait retrouvé ses accélérations d'antan (24-18). Mais les Espagnols que l'on avait soupçonnés de besogner peu à l'intérieur en début de rencontre (que d'insistance), ne s'affolaient pas.
LA PATTE DE RAYES
Bien au contraire, en sollicitant à répétition A. Rayes, ils alimentaient leur fonds de commerce. Légèrement supérieurs en poids et en taille, les intérieurs madrilènes posaient de plus en plus de difficultés à leurs homologues bisontins. Ce travail de ape (19 rebonds contre 11 pour le BBC à la pause) allait finir par payer. Madrid, au prix d'un bel effort, revenait à la marque (33-30) sans que le BBC n'ait à rougir de sa production. Le scénario se compliquait en seconde période. Meeks prenait rapidement sa quatrième faute tandis que le compteur personnel d' Alfonso Rayes, le danger numéro 1 côté espagnol, restait bloqué à une unité. Setier s'installait dans le cinq majeur mais ne pouvait empêcher le BBC de souffrir, notamment dans le jeu intérieur. Hall, étroitement surveillé, présentait des premiers signes de lassitude. Le BBC, depuis plusieurs minutes, naviguait à vue sur la corde raide et E. Lehmann était contrait de demander un temps mort pour briser la spirale (41-44, 27e). Le BBC repartait vaillamment mais l'accès du panier espagnol était toujours aussi bien verrouillé. Les Francs-Comtois tentaient alors de diversifier leur approche mais la réussite n'était pas souvent au rendez-vous. En pis-aller, ils arrosaient à trois points sans connaître davantage de succès. Estudiantes géra&it parfaitement la fin de rencontre. Deux paniers primés signés Robles creusaient un peu plus l'écart, lequel devenait quasiment irréversible après les éliminations de Meeks et Setier. Le BBC, malgré un dernier missile de Nordmann, devait s'avouer vaincu. Dans l'autre match de la poule, on apprenait la victoire de Porto devant Bruxelles sur le scolre fleuve de 105-70.
Difficile d'adopter la bonne stratégie face aux Espagnols.











