A 13 ans, Frédéric Hurth a inventé un éclairage permanent pour son vélo qui lui a valu le premier prix d'un concours national.
C ela a fait « tilt » un soir d'hiver alors qu'il rentrait du club d'escrime d'Erstein à vélo. « J'étais arrêté au feu rouge, et une voiture est arrivée très vite. Elle ne m'avait pas vu, parce que ma dynamo ne fonctionnait pas.» Comme Frédéric Hurth, 13 ans, voit loin, il s'est alors dit qu'il fallait agir. La petite lampe clignotante qu'il avait fabriquée au cours de technologie du collège ne lui suffisait visiblement pas, « parce que c'est pas si pratique, ça tient avec deux scratches, il faut donc toujours l'enlever et la remettre. Je voulais quelques chose de fixe », explique ce jeune éclairé. L'idée lui est donc venue de récupérer un tube de canalisation en PVC (« imperméable et pas trop lourd ») dans lequel il a installé quatre grosses piles d'1,5 V. A chaque bout, il a mis un bouchon en plastique et des ressorts, qui permettent de changer les piles facilement, et un relais électrique. L'appareil est fixé sur le cadre du vélo, à la place de la pompe. Dès que la tension de la dynamo baisse, les piles se mettent en marche, et alimentent la lampe du vélo. Astucieux. « Comme ça, on consomme les piles juste quand on s'arrête. On ne les change qu'une fois par an.» Et en plus économique. Après avoir testé son prototype, il a décidé de participer au concours mensuel de sa revue préférée,Science et Vie junior, qui récompense les petits Géotrouv'tout. Il a gagné, ex aequo avec un Vauclusien de 14 ans, qui lui, a équipé son VTT d'un système à ultrasons pour repousser les chiens. Hier soir, il a reçu son prix à Strasbourg.
KLAXON
Ne s'arrêtant surtout pas en si bon chemin, il a depuis installé un klaxon de voiture sur sa bicyclette. « Il a récupéré celui de ma vieille R5 qui partait pour la casse », explique sa mère. Restait juste à adapter le dispositif prévu pour du 12 volts sur le sien, à 6 volts. Et ça marche. « C'est plutôt marrant, parce que les gens croient toujours qu'ils vont voir arriver une voiture sur la piste cyclable. En tout cas, ça les fait plus réagir qu'une simple sonnette », décrit-il en rigolant. Comment devient-on si jeune, fana de gadgets électroniques ? « C'est venu quand je suis rentré en 6e et que j'ai commencé les cours de techno. Après j'ai eu des boîtes de Lego techniques. Et je récupère tout ce que je trouve.» Au point que ses parents sont obligés de jeter parfois des appareils cassés en cachette pour limiter le stock. « Il a récupéré une radio qui ne marchait plus du tout, raconte son père, professeur d'électrotechnique, qui l'a laissé patauger dans ses expérimentations pour qu'il découvre seul les astuces de la technique. Seul les haut-parleurs fonctionnaient encore. Il les a reliés à une autre radio, et maintenant il a quatre haut-parleurs dans sa chambre.» Frédéric prévoit à présent de reconcourir pour Science et Vie junior. Il a en stock un petit ventilateur portatif très efficace. « Mais j'attends l'été prochain pour le présenter, quand il fera chaud.» Quant au métier qu'il veut faire plus tard : « Professeur des écoles. Ou peut-être bien prof de techno.»
Frédéric Hurth a gagné le concours de la revue Science et vie junior en inventant un éclairage permanent pour son vélo. Il a aussi inventé une foule d'objets astucieux.











