Le point public des Chenevières a ouvert ses portes mardi. Il entre dans le cadre du contrat local de sécurité.
Depuis mardi, les Chenevières et la ZUP comptent un nouveau service. Il s'agit du point public, mis en place par la municipalité dans le cadre, notamment, du contrat local de sécurité, signé fin juin par Jean-Pierre Chevènement et divers acteurs locaux de la vie héricourtoise. Ce point public comporte plusieurs espaces et divers salles. Il devrait être tout d'abord un lieu d'information, puisque la municipalité a décidé de décentraliser une partie des services offerts au public en mairie, sans toutefois supprimer ceux-ci. Le point public se veut une entité à part entière, avec une proximité affichée pour le quartier nord de la ville. Les résidents y trouveront donc des documents informatifs, et seront aidés dans des démarches administratives par Juliette Barrata, emploi jeune recruté par la ville pour officier dans ce point public.
BUREAU BIS
Elle renseignera les personnes qui le souhaitent en animant en quelque sorte un « bureau bis » de la mairie. Elle ne délivrera par contre pas de fiches d'état civil par exemple, ce service n'étant rendu que par des agents de la fonction publique. Il faudra donc toujours se rendre en mairie pour effectuer obtenir ces documents. Dans ce point public, le commissariat délègue aussi deux emplois jeunes, adjoints de sécurité. L'un d'eux sera en contact régulier avec la population. Il pourra être amené à renseigner les gens sur place, oeuvrera en matière de prévention. Le bureau installé dans le point public recevra aussi les gens qui souhaitent des information plus ciblées « police». L'ancien bâtiment commercial reprend donc vie après un long moment d'abandon. Un grand espace est encore sans occupants. L'ancienne supérette a toujours ses grilles fermées. Elle pourrait être reconvertie elle aussi, une demande de salle pour des activités de loisirs, des réunions se fait apparemment sentir sur la ZUP.
« GHETTOISATION »
Beaucoup de personnes du secteur en parle en disant « LE Quartier». Reflet d'une ghettoisation ou, à l'inverse, d'une véritable entité, qui demande donc une politique d'intervention, d'investissements et une réelle volonté d'intégration en un tout cohérent ? Le point public est un pas en avant. Mais la route n'est pas encore terminée, et les élus et représentants associatifs présents sur le terrain en ont bien conscience, apparemment. D'autres mesures seraient sans aucun doute bien perçues par les habitants du « Quartier », et vraisemblablement par l'ensemble de la population de Héricourt.
Mardi, les visiteurs sont venus découvrir le point public de la ZUP à son ouverture.
(Photo« LE PAYS » - JSA)











