L hypothétique (à l'heure actuelle) fermeture du commissariat de police de Guebwiller a déjà fait couler beaucoup d'encre. Et ce n'est pas encore fini, comme on peut le lire en dernière page de ce journal. Mais sous un certain angle, cette affaire a l'air de tourner à la farce. Jugez-en plutôt.
En fin de semaine dernière, un confrère d'un bureau situé quelque part en Alsace centrale réceptionne un message qui annonçait la venue, au commissariat de Guebwiller, d'un représentant d'un « Collectif unitaire national pour le maintien des commissariats et services de police». Un représentant du journal était invité à une conférence de presse le mercredi matin suivant à une heure restée vague. L'origine d'un message si imprécis nous a laissé cois. Hier matin, après 8 h, un fonctionnaire de police nous a répété la commission sans toutefois nous dire exactement de qui elle émanait. Nous en étions restés re-cois. Hier matin, toujours, vers 9 h 30, la mairie de Guebwiller recevait un fax du dit collectif, prévenant le maire qu'une ''caravane'' ferait étape... trois quarts d'heure plus tard devant l'hôtel de ville pour rencontrer les élus. Ça, c'est gonflé ! Ne parlons pas de la mode qui veut que l'on fasse un « point presse » à tout bout de champ, pour tout et n'importe quoi, alors qu'un simple communiqué ferait l'affaire. Mais (littéralement) ''convoquer'' un premier magistrat à quelques quarts d'heure d'une rencontre donne l'impression que l'on prend les élus pour des godillots. Le représentant du collectif, dont la prétendue caravane n'était constituée que d'un simple véhicule, a eu de la chance que Charles Haby était dans un bon jour. Accompagné de certains adjoints, il a accepté, sans trop ronchonner, de saluer un bref instant le ''plénipotentiaire''. En route pour Sélestat et Sarrebourg, le délégué du collectif se nommait Patrick Hautecouverture. En matière de médiatisation, ça ne s'invente pas.











