Ce sentier, aux difficultés moyennes, donc accessible pour tout le monde et long de 920 mètres, prend son départ devant l'ancien presbytère au No 3 de la rue Albert-Schweitzer. C'est là que se trouve le panneau No 1 des 16 panneaux qu'on rencontre sur le parcours et sur lequel on peut lire : « C'est dans cette maison, qui servait de presbytère, que la famille habita, jusqu'à la mort dupère en 1925. C'est ici qu'Albert Schweitzer revint régulièrement pendant presque 35 ans. C'est ici qu'il a décidé de vivre pour l'art et la science jusqu'à sa trentième année et de se consacrer ensuite entièrement à ceux qui étaient moins heureux que lui. » A noter que tous les panneaux sont en français et en allemand, permettant ainsi à un large public de les comprendre. Les panneaux se suivent, passant par une partie du village, où le panneau No 2 se trouve devant le « vieux presbytère » qui se trouvait là à l'arrivée de la famille Schweitzer à Gunsbach. En continuant le chemin et en tournant vers la gauche, on arrive au panneau No 3 devant la mairie-école. C'est dans ce bâtiment et au premier étage qu'Albert Schweitzer passa quatre années de sa scolarité. L'ancienne salle de classe abrite aujourd'hui le musée d'art africain. Continuant le périple vers le nord-ouest, on arrive au panneau No 5, près de l'église où Schweitzer jouait de l'orgue dès l'âge de 8 ans. Un an plus tard on lui a permis pour la première fois de remplacer l'organiste pendant le culte. Grâce à ses professeurs, Eugène Munch et Ch. M. Widor, très rapidement, il est devenu un organiste de renommée mondiale. La pertinence de son livre sur J.S. Bach est encore d'actualité. Puis arrive le panneau No 6, sur le pré derrière l'église et rappelant ce fameux dimanche matin où Schweitzer se laissa entraîner par un camarade de classe vers le « Rebberg » pour tirer les oiseaux à l'aide d'une fronde en caoutchoux ; lorsque soudain les cloches de l'église se mirent à résonner, il trouva la force de ce que lui dictait sa conscience, fuir en effarouchant les oiseaux pour leur sauver la vie. Suivent les panneaux Nos 8, 9, 10, 11 jusqu'au panneau No 12 au monument sur le « Kanzrainfelsen », panneaux sur lesquels on peut lire sur sa vie, sa famille, son travail. Depuis 1969 se trouve sur ce rocher, surplombant le village de Gunsbach, et d'où l'on a une vue magnifique sur la vallée et sur les cimes des Vosges, un monument taillé dans ce typique grès rouge des vosges, oeuvre de Fritz Behn, disciple de Rodin. Les panneaux Nos 12, 13, 14 et15 mènent ensuite vers la maison-musée en bordure du CD 10 où prend fin le sentier et où se trouve le panneau No 16. Albert Schweitzer a fait construire cette maison en 1928 avec l'argent qu'il a reçu pour le prix Goethe de la ville de Francfort en Allemagne. Avec ses archives et son musée, c'est un endroit où sa personnalité est palpable.











